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Ivan Basso Daily Blog

Ritiri e allenamenti

Pas de gloire sans travail


Ivan : "Le Giro me manque mais c'est gratifiant de préparer le Tour"

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Ivan était cet après-midi en direct vidéo depuis le Teide, où il est en stage avec une partie de l'équipe qui fera le Tour, sur la page Facebook de son application Cycling Coffee. Il a commenté le résultat de la 10ème étape du Tour d'Italie (remporté par Giulio Ciccone de la Bardiani, devant le coureur de la Tinkoff, Ivan Rovny) et parlé du stage. Retrouvez ci-dessous la vidéo, sous titrée en français : 
 
 

 
 
 
 
 
FORZA IVAN !!!!!

17/05/2016
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Une perspective nouvelle

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C’est l’histoire d’une photo. Une photo, prise depuis une voiture, sur les hauteurs du Teide, d’un cycliste aux couleurs jaunes et bleues de la Tinkoff. Le photographe pointe son doigt vers le coureur…Ce ne serait pas Ivan à l’attaque des pentes du volcan ? Notre Champion affectionne tant ces lieux, où il est venu s’y préparer de nombreuses fois en vue du Giro ou du Tour. Alors pendant un court instant le temps se suspend, on s’évade, des images d’un passé proche nous reviennent, et l’on s’imagine Ivan en pleine préparation de la nouvelle saison. Mais avec la photo postée sur Twitter il y a un petit message, justement signé par Ivan, qui nous fait doucement revenir à la réalité : "Changer la perspective, pour faire la différence". Car depuis octobre dernier Ivan a bel et bien changé de perspective. Lui qui a sillonné à vélo les routes du monde entier pendant plus de quinze ans de carrière est désormais passé de l’autre côté du miroir. 

Et l’homme photographié c’est Alberto Contador, qui se lance cette année à la conquête du Tour de France, après avoir remporté le Tour d’Italie l’an dernier. Entre les deux hommes, au-delà d’une belle collaboration sportive, est née une forte amitié, et c’est ensemble qu’ils vont travailler en vue de la Grande Boucle du mois de juillet. Et la première étape de cette préparation passe par un stage au Teide. Pour Ivan point de nostalgie, bien au contraire. Il découvre chaque jour avec bonheur son rôle de coordinateur technique, comme en témoigne ses confidences à Alberto Coriele dans La Provincia di Varese : "Nous sommes ici vraiment depuis peu de jours, c’est encore tôt pour faire des bilans ou des prévisions pour la saison. Je sais seulement que je suis en train d’énormément m’amuser, ce rôle me plaît et me passionne. Je suis heureux et curieux. Avec les athlètes il faut générer de l’enthousiasme, dire "nous", jamais "je". En compagnie notamment du directeur sportif Steven de Jongh, sur l’île de Tenerife Ivan continue donc sa formation. 

Et comme lorsqu’il était en activité, il loue le travail d’équipe : "C’est le produit parfait car il divise les tâches en multipliant le succès. Et être constant et aussi l’un des ingrédients clés de la réussite. Le stage n’est pas seulement entraînements et sorties à vélo, mais également sacrifices et partages pour un objectif commun". De temps en temps ses jambes fourmillent tout de même un peu et il se joint alors à Alberto et aux autres garçons présents au Teide : "Pédaler me sert à mieux comprendre les coureurs dans la tête et dans les jambes. La relation avec le vélo éduque". Le sponsor Specialized lui a d’ailleurs offert un vélo personnalisé, avec une petite touche de rose, clin d’oeil à ses deux Giri, remportés en 2006 et 2010. Faisant désormais partie d’un staff, Ivan espère continuer à briller à travers les coureurs qu’il dirige. L’apprentissage de son nouveau rôle il le poursuit consciencieusement, fidèle à la célèbre maxime de l’écrivain Goethe qui répondait à la question "Comment atteindre un objectif ?" par cette phrase : "Sans précipitation, mais sans relâche".

 

 

 

 

FORZA IVAN !!!!!


23/01/2016
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Ivan : "J'ai tourné la page sans regret"

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Se réinventer encore et toujours, telle est la vie d'Ivan. Hier coureur, aujourd'hui dirigeant, les rôles changent pas la passion. Sa carrière de cycliste raisonne à présent comme un doux souvenir et il est déjà profondément investi dans sa nouvelle mission. Il en parle avec un enthousiasme débordant et chacun de ses mots respire la soif d'apprendre et l'envie de réussir. Samedi il entamera en Espagne un stage de préparation avec la Tinkoff, où il se retrouvera de l'autre côté du miroir. Il y a quelques jours, la revue italienne Tuttobici, en collaboration avec la Gazzetta dello Sport et le groupe Zalf Euromobil, a tenu à saluer la fin de carrière d'Ivan en organisant une soirée spéciale, "Ivan Basso, de Moser à Contador, une vie teintée de rose". Une soirée au cours de laquelle journalistes et supporteurs ont pu dialoguer avec Ivan.

Notre Champion s'est confié avec simplicité, sincérité et émotion. Voici son interview : 

 

 

- Ivan vous avez couru pour la Zalf Euromobil.

J’ai passé trois ans et demi dans ce fantastique groupe, qui était et est un des meilleurs du monde amateur et chaque année il révèle des coureurs prêts au saut dans le monde professionnel. De cette période il me reste tant de souvenirs, à la fin d’une carrière tu apprécies et évalues rationnellement le parcours qui t’a amené jusqu’à la symbolique ligne d’arrivée finale. Les saisons qui précèdent le saut dans la plus haute catégorie sont fondamentales. Moi j’ai eu la chance de rencontrer des personnes qui m’ont fait croître graduellement. Le premier objectif de cette équipe c’est d’éduquer les garçons, poursuivre le travail effectué par les parents, Luciano Camillo et Luciano Rui sont deux maître exceptionnels pour cela. À 17 ans je me suis transféré dans le Veneto et je me suis senti à la maison, une grande affection et beaucoup d’amis me lient à ces lieux. 

 

 

- Après un saut dans le passé, Ivan revenons au présent. 

J’ai tourné la page en arrêtant sans regret une carrière qui m’a tant donné et qui m’a amené à réaliser le rêve de tout enfant qui commence à pédaler, endosser le maillot rose et gagner le Tour d’Italie. En avoir conquis deux pour moi est un vrai honneur, mais la chose la plus importante, au delà des résultats, en ce qui me concerne c’est d’avoir laissé quelque chose au supporteurs et de ne pas avoir de regret. Je n’ai jamais éprouvé l’émotion de participer à une Olympiade, également à cause de la suspension, mais si je regarde en arrière je suis heureux de comment ça s’est passé. À présent je me suis mis à étudier : règlements, anglais, méthode d’entraînement, il y a énormément de chose que je veux apprendre pour affronter au mieux cette nouvelle aventure qui me tiendra quand même en proche contact avec mes anciens équipiers. Je ne veux rien improviser, c’est fondamental de suivre un parcours de formation précis. Je veux apprendre comment s’entraînent les enfants, par exemple. Mon fils Santiago il y a quelques mois en vélo m’a demandé : "comment je devrais m’entraîner ?" et moi je ne savais pas quoi lui répondre car je sais comment doit se préparer un adulte et je me souviens ce que je faisais à 7 ans mais les temps changent. Je suis en train d’apprendre comme s’entraînent les très jeunes, puis je passerai aux débutants, aux juniors et quand ce sera le tour des amateurs j’irai étudier une semaine chez Zalf. Je ne veux pas apporter au cyclisme seulement ce que j’ai appris durant plus de 30 années en selle, je dois apprendre autre chose. Je dois entraîner la tête et m’ouvrir à de nouveaux horizons, j’ai horreur de ne pas être préparé. 

 

 

- Quel sera plus précisément votre rôle au sein de la Tinkoff ?

Ce sera un rôle de coordination entre les 27 coureurs, les 6 techniciens et la direction de l’équipe. Ma première pensée quand cela m’a été proposé a été : "comment je pourrai m’adresser à ceux qui jusqu’à il y a peu étaient mes équipiers et à mes dirigeants qui sont désormais mes collègues ?" En effet il s’agit d’une situation particulière, dans laquelle je dois reconquérir la confiance de tous dans mon nouveau costume. Au premier stage de l’année je me suis entretenu avec pratiquement tous les coureurs, je m’étais préparé un mois pour arriver prêt aux entretiens mais sur le moment je n’ai rien fait de ce que j’avais programmé. La première chose que j’ai compris en les voyant, c’est que je devais les mettre à l’aise. Avec certains il suffit d’un instant pour s’entendre, avec d’autres il faut plus de temps pour entrer en accord. Mon travail désormais est fait d’observation, ma tâche sera de trouver des solutions pour le coureur. La première chose que je demande aux coureurs c’est la responsabilité. Même en vacances, quand ils se réveillent et quand ils vont dormir, ils doivent se rappeler que ce sont des athlètes. 

 

 

- Votre vie a changé, mais pas trop.

En tant que coureur tu es beaucoup hors de la maison, en tant que dirigeant tu l’es encore plus. Ma famille est heureuse car elle me voit content même si je suis souvent loin. Je fais encore du vélo, le matin je me lève tôt, vers 6 heures. Les premiers jours je descendais en salle de gym et j’avais commencé le protocole d’entraînement comme si j’étais encore un cycliste mais j’ai arrêté. Je me suis dit : "Que fais-tu ? Ça ne sert plus à rien". J’aime quand même rester en forme, en outre pour mieux voir les choses je veux pédaler avec les garçons en stage. Si tu es cuit, les choses tu ne les vois pas, disons qu’il me suffit d’une autonomie de quelques heures pour rester avec le groupe et voir ce qui se passe. Et à table je peux m’autoriser quelques écarts.

 

 

- Le vélo reste votre jeu préféré.

J’ai passé toute ma vie avec lui, j’ai donné mes premiers coups de pédales prêt de la maison en ayant en tête les gestes d’un champion comme Moser, qui encore aujourd’hui quand je le rencontre m’émeut, pas seulement pour ce qu’il a gagné mais parce que c’est un homme extraordinaire. Mon idole. Enfant je le regardais à la télé et après l’avoir admiré gagner Paris-Roubaix je sortais dans la cours avec la casquette taillé comme lui, à me salir dans les flaques pour l’imiter. J’admire également beaucoup Indurain avec lequel en mars j’aurai la chance de pédaler, un vrai seigneur. La premier fois que je le vis il me donna une caresse, je me souvient qu’il semblait un colosse. Chaque champion est unique et me transmet quelque chose. Bugno a toujours été loyal et encore aujourd’hui il représente les cyclistes en étant président du CPA. Pantani a été une icone, il est dans le coeur de tous les supporteurs de part la façon dont il gagnait, pour ce qu’il a transmis au public. Un grand maître a été Alfredo Martini, il a embrassé plus que tout autre notre monde, il a dédié sa vie au cyclisme. Ce sport m’a permis de connaître de très belles personnes, on lutte pendant des années et sur un paquet de courses mais avec les adversaires et les équipiers on est lié par l’effort, par les pensées, par les préoccupations. Le partage des sensations et des épisodes uniques nous rend tous amis.

 

 

- Comment va le cyclisme ?

Le monde du cyclisme va bien, il y a un grand enthousiasme, il y a une envie de croître. Après des jours passés sur les bancs de l’école j’ai compris comment est structurée l’UCI, comment fonctionnent les commissions et par qui elles sont composées. Il faut de la solidité à notre crédibilité, si quelqu’un a une idée novatrice il doit la proposer, la mettre sur la table, et tout le monde doit pouvoir donner son avis. Le produit cyclisme au niveau international vaut quelque chose. Au niveau italien nous sommes en train de souffrir mais le Giro reste une excellente vitrine. Chaque équipe avec ses propres compétences doit donner de la valeur à ses sponsors, comme l’ont très bien fait les équipes où j’ai milité, je pense notamment à la Liquigas. Il doit y avoir une synergie entre les sociétés et les équipes, le coureur doit savoir ce que fait le nom qu’il a sur le maillot et promouvoir un style, de la même façon que la société doit savoir où court l’équipe sponsorisée. 

 

 

- Comment va notre cyclisme ?

Nibali est un leader. Aru a certainement un talent hors du commun et je ne vois pas pourquoi il devrait y avoir des problèmes de cohabitation dans la même formation. Le cyclisme en ce sens est simple, ce n’est pas comme jouer aux cartes : le vélo tu dois le faire voyager, qui sera le plus fort sera le capitaine dans les courses dans lesquelles ils seront tous les deux engagés. Derrière ces deux champions, pour les courses à étapes, grandissent des talents aussi pour les courses en ligne, je pense à Davide Formolo, Davide Villella, Elia Viviani, qui ont été mes équipiers par le passé et à ce Gianni Moscon que j’ai récompensé avec l’Oscar Tuttobici de meilleur moins de 23 ans et l’an prochain il passera à la Sky.

 

 

- Et les coureurs de la Tinkoff-Saxo ? 

Pour m’entendre avec Sagan il suffit d’un simple regard, avec Alberto j’ai un rapport direct qui va au-delà des rôles. Nous sommes liés par une profonde amitié, c’est un bien précieux aussi bien pour moi que pour lui, je veux la  préserver. Qu’est-ce que je peux lui dire moi ? Il a tout gagné. Tosatto est un maître. De lui n’importe quel jeune apprend simplement en regardant comment il se comporte au quotidien. Il sera sûrement m’aider moi aussi.

 

 

- Que peut gagner la Tinkoff ?

Contador a toutes les cartes en main pour reconquérir le Tour de France. Peter c’est le bon coureur pour représenter le mouvement, c’est un champion, il a mérité le titre de champion du monde, il a les épaules pour supporter le poids de ce maillot. Il nous montrera qu’il n’existe pas de malédiction liée au maillot arc en ciel. Et pour l’amener au triomphe Via Roma, a Sanremo, nous ferons de notre mieux. 

 

 

- Avoir un patron comme Oleg Tinkov ne sera pas facile…

Oleg est le propriétaire de l’équipe et son premier supporteur. La Tinkoff Saxo est sa société de coeur, il y met des sous car il aime le cyclisme et il veut vivre la sensation d’être propriétaire d’une équipe. Sa "pression" sur les coureurs est positive. C’est un entrepreneur qui réussit, il sait comme tirer le meilleur de tous, son comportement peut sembler spécial mais il est gagnant. Au-delà de ce qui transpire à l’extérieur, l’important c’est le climat qui se vit à l’intérieur de l’équipe et je vous assure que dans la notre il n’y a pas de tension. Oleg vit de compétition et de ce que le cyclisme sait transmettre, quand les choses ne vont pas bien il a son attitude vivace qui stimule tout le monde. Il est impliqué à 100 % avec l’équipe : il pédale et mange avec nous. Le cyclisme professionnel est fait d’investissements et de résultats, je le dis en tant que dirigeant donc aussi à mes dépens, si je ne serai pas à la hauteur de la situation : si un technicien n’obtient pas suffisamment de victoires, c’est le premier à sauter et c’est normal ainsi.   

 

 

- D’ici dix ans comme vous imaginez-vous ?

Je ne sais pas, je suis un homme d’ambition mais j’ai arrêté de courir il y a peu et je suis conscient que je dois beaucoup apprendre. Je suis heureux de la possibilité que Tinkov, Feltrin et toute la société m’ont donné. Je me sens comme si j’étais en train d’affronter un master dans une université d’excellence qui a très peu de places, je me sens chanceux mais j’ai besoin de temps pour passer les examens et arriver au diplôme, en essayant d’obtenir le maximum de points. Pour un coureur qui pendant des années a pédalé c’est difficile de rester 10 heures à écouter une leçon. 

 

 

 

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- Ivan Lei ha corso per la Zalf.

Ho trascorso tre anni e mezzo in questo fantastico gruppo, che era ed è uno dei migliori nel mondo dilettantistico e ogni anno sforna atleti pronti al salto nel professionismo. Di quel periodo mi restano tanti ricordi, alla fine di una carriera apprezzi e valuti con razionalità il percorso che ti ha portato fino al simbolico traguardo conclusivo. Le stagioni che precedono il salto nella massima categoria sono fondamentali, io sono stato fortunato a incontrare persone che mi hanno fatto crescere con gradualità. Il primo obiettivo di questa squadra è educare i ragazzi, proseguire il lavoro svolto dai genitori, Luciano Camillo e Luciano Rui sono due maestri eccezionali in questo. A 17 anni mi sono trasferito in Veneto e mi sono sentito a casa, un grande affetto e tanti amici mi legano a questi luoghi. 

 

 

- Dopo un salto al passato, Ivan torniamo al presente. 

Ho voltato pagina chiudendo senza rimpianti una carriera che mi ha dato tanto e che mi ha portato a realizzare il sogno di ogni bambino che comincia a pedalare, vale a dire indossare la maglia rosa e vincere il Giro d’Italia. Averne conquistati due per me è un vero e proprio onore, ma la cosa più importante, al di là dei risultati, per quanto mi riguarda è aver lasciato qualcosa ai tifosi e non avere rimpianti. Non ho mai provato l’emozione di prendere parte a un’Olimpiade, anche per la squalifica, ma se mi guardo indietro sono felice di come è andata. Ora mi sono messo a studiare : regolamenti, inglese, metodi di allenamento, ci sono tantissime cose che voglio imparare per affrontare al meglio questa nuova avventura che mi terrà comunque a stretto contatto con i miei ex compagni di squadra. Non voglio improvvisare nulla, è fondamentale seguire un percorso di formazione preciso. Voglio imparare come si allenano i bambini, per esempio. Mio figlio Santiago qualche mese fa in bici mi ha detto "come mi dovrei allenare ?" e io non sapevo cosa rispondergli perché so come si deve preparare un adulto e ricordo cosa facevo io a 7 anni ma i tempi cambiano. Sto imparando come si allenano i giovanissimi, poi passerò agli esordienti, agli allievi, agli juniores e quando sarà la volta dei dilettanti verrò una settimana in Zalf a studiare. Non voglio portare nel ciclismo solo ciò che ho imparato in oltre 30 anni in sella, devo imparare anche altro. Devo allenare la testa e aprirmi a nuovi orizzonti, odio essere impreparato. 

 

 

- Nello specifico il suo ruolo in seno alla Tinkoff quale sarà ?

Di coordinamento tra 27 corridori, 6 tecnici e la proprietà del team. Il mio primo pensiero quando mi è stato proposto è stato : "come potrò rivolgermi a coloro che fino a poco tempo fa erano miei compagni di squadra e ai miei dirigenti che ora sono colleghi ?". In effetti si tratta di una situazione particolare, in cui devo riconquistarmi la fiducia di tutti nella mia nuova veste. Al primo ritiro dell’anno ho svolto colloqui con praticamente tutti i corridori, mi ero preparato un mese per arrivare pronto agli incontri ma sul momento non ho fatto nulla di quanto avevo programmato. La prima cosa che ho capito vedendoli, è che dovevo mettere loro a proprio agio. Con certi atleti basta un attimo per intendersi, con altri serve più tempo per entrare in sintonia. Il mio lavoro ora è fatto di tempismo, il mio compito sarà trovare soluzioni per l’atleta. La prima cosa che chiedo ai ragazzi è la responsabilità. Anche in vacanza, quando si svegliano e quando vanno a dormire, devono ricordarsi di essere atleti. 

 

 

- La sua vita è cambiata, ma non troppo. 

Da corridore sei via di casa tanto, da dirigente ancora di più. La mia famiglia è felice perché mi vede felice anche se sono spesso lontano. Vado ancora in bici, al mattino mi sveglio presto, verso le 6. I primi giorni scendevo in palestra e avevo iniziato il mio protocollo di allenamento come se fossi ancora un ciclista ma ora ho mollato. Mi sono detto : "Che fai ? Non serve più". Mi piace comunque restare in forma, inoltre per vedere meglio le cose voglio pedalare con i ragazzi in ritiro. Se sei cotto, le cose non le vedi, diciamo che mi basta un’autonomia di un paio d’ore per stare in gruppo e vedere che succede. E a tavola posso concedermi qualche sfizio in più.... 

 

 

- La bicicletta resta il suo gioco preferito. 

Ho trascorso tutta la vita insieme a lei, ho mosso i primi colpi di pedale vicino casa avendo in testa le gesta di un campione come Moser, che ancora oggi quando lo incontro mi emoziona, non solo per quello che ha vinto ma perché è un uomo straordinario. Il mio idolo. Da bambino lo guardavo in tv e dopo averlo ammirato vincere la Roubaix uscivo in cortile con il cappellino tagliato come lui a infangarmi nelle pozzanghere per imitarlo. Ammiro molto anche Indurain con cui a marzo avrò la fortuna di pedalare, un vero signore. La prima volta che lo vidi mi diede una carezza, ricordo mi sembrava un colosso. Ogni campione è unico e mi ha trasmesso qualcosa. Bugno è sempre stato leale e ancora oggi rappresenta i ciclisti essendo presidente del CPA. Pantani è stato un’icona, è nel cuore di tutti i tifosi per come vinceva, per quello che ha trasmesso al pubblico. Un grande maestro è stato Alfredo Martini, ha abbracciato più di ogni altro il nostro mondo, ha dedicato la sua vita al ciclismo. Questo sport mi ha permesso di conoscere delle bellissime persone, magari si lotta per anni e in un sacco di gare ma con avversari e compagni si è accomunati dalla fatica, dai pensieri, dalle preoccupazioni. La condivisione di sensazioni e episodi unici ci rende tutti amici. 

 

 

- Come va il ciclismo ?

Il mondo del ciclismo sta bene, c’è grande entusiasmo, c’è voglia di crescere. Dopo giorni passati sui banchi ho capito come è strutturata l’UCI, come funzionano le commissioni e da chi sono composte. Bisogna dare solidità alla nostra credibilità, se uno ha un’idea innovativa deve proporla, metterla sul tavolo, e tutte le componenti devono poter dire la loro. Il prodotto ciclismo a livello internazionale vale, a livello italiano stiamo soffrendo ma il Giro resta un’ottima vetrina. Ogni squadra con le proprie competenze deve dare valore ai propri sponsor, come hanno fatto benissimo i team in cui ho militato io, su tutte penso alla Liquigas. Ci deve essere sinergia tra azienda e team, il corridore deve sapere cosa fa il nome che ha sula maglia e portare in giro uno stile, così il dipendente dell’azienda deve sapere dove si trova a correre la squadra sponsorizzata dai propri datori di lavoro. 

 

 

- Come va il nostro ciclismo ? 

Nibali è un leader, Aru ha senz’altro doti fuori dal comune e non vedo perché dovrebbero avere problemi di convivenza nella stessa formazione. Il ciclismo in questo senso è semplice, non è come giocare a carte : la bici la devi portare in giro, chi andrà più forte sarà il capitano nelle corse in cui si troveranno schierati entrambi. Dietro a questa coppia di campioni, per le gare a tappe crescono talenti anche per le corse in linea, penso a Davide Formolo, Davide Villella, Elia Viviani che sono stati miei compagni in passato e a quel Gianni Moscon che avete premiato con l’Oscar tuttoBICI come miglior Under 23 ed è prossimo al passaggio con la Sky. 

 

 

- Ed i corridori della Tinkoff ?

Per intendermi con Sagan basta un semplice sguardo, con Alberto ho un rapporto diretto che va oltre ai ruoli. Siamo legati da un’amicizia profonda, è un valore prezioso sia per me che per lui, voglio salvaguardarlo. Cosa posso dirgli io ? Ha vinto tutto. Tosatto è un maestro, da lui qualsiasi giovane impara semplicemente guardando come si comporta nella quotidianità. Sicuramente saprà aiutare anche me. 

 

 

- Cosa può vincere la Tinkoff ? 

Contador ha tutte le carte in regola per riconquistare il Tour de France. Peter è l’uomo giusto per rappresentare il movimento, è un fuoriclasse, ha meritato il titolo di campione del mondo, ha le spalle forti per sopportare il peso di quella maglia. Ci farà vedere che non esiste una maledizione relativa alla iridata. E per portarla in trionfo già in Via Roma, a Sanremo, faremo del nostro meglio. 

 

 

- Avere un capo come Oleg Tinkov non sarà facile...

Oleg è il proprietario della squadra e il suo primo tifoso. La Tinkoff Saxo è la sua azienda del cuore, ci mette dei soldi perché ama il ciclismo e vuole vivere la sensazione di essere proprietario di un team, la sua "pressione" sugli atleti è positiva. È un imprenditore di successo, sa come tirare fuori il meglio da tutti, il suo atteggiamento può apparire fuori dagli schemi ma è vincente. Al di là di quello che traspare all’esterno, l’importante è il clima che si vive all’interno della squadra e vi assicuro che nella nostra non ci sono tensioni. Oleg vive di competizione e di quello che il ciclismo sa trasmettere, quando le cose non vanno bene ci sta il suo atteggiamento vivace, di stimolo per tutti. È coinvolto al 100% con il team : pedala e mangia con noi, ci crede da matti. Il ciclismo professionistico è fatto di investimenti e risultati, lo dico da dirigente quindi anche a mio discapito, se non sarò all’altezza della situazione : se un tecnico non ottiene vitto- rie a sufficienza, è il primo a saltare ed è giusto così. 

 

 

- Tra dieci anni come si immagina ? 

Non lo so, sono un uomo molto ambizioso ma ho smesso di correre da poco e sono consapevole di dover imparare molto. Sono felice della possibilità che Tinkov, Feltrin e tutta la società mi hanno dato. Mi sento come se stessi affrontando un master in un’università di eccellenza che ha pochissimi posti, mi sento fortunato ma ho bisogno di tempo per dare gli esami e arrivare alla laurea, cercando di ottenere il massimo dei voti. Per un atleta che da anni pedala è difficile stare anche 10 ore ad ascoltare una lezione... 

 

 

 

 

FORZA IVAN !!!!!


03/12/2015
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Direction Gran Canaria

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Souvenez-vous l’an passé, à cette même époque, Ivan allait entamer son premier stage de préparation à Gran Canaria en Espagne, avec sa nouvelle formation Tinkoff et dans la peau de l’équipier de luxe d’Alberto Contador. Un an plus tard, même lieu, mais cette fois-ci changement de costume. Du 5 au 18 décembre notre Champion va faire ses premiers pas en tant que coordinateur technique. Il y a un mois l’ensemble de la Tinkoff s’était réunie à Porec en Croatie, pour notamment rencontrer les sponsors. À l’occasion de ce deuxième rassemblement l’accent sera mis sur l’entraînement. Stefano Feltrin, le directeur général de l’équipe, explique le choix de revenir à Gran Canaria : "C’est toujours agréable d’être de retour au complexe hôtelier ANFI Tauro. Ici nous avons la tranquillité, le confort et des installations de première classe. Gran Canaria c’est le meilleur endroit en Europe pour s’entraîner l’hiver". 

Le directeur sportif Steven de Jongh partage pleinement cet avis : "À Gran Canaria il y a du soleil toute l’année et les routes sont peu fréquentées. Nous avons établi un rigoureux plan de séances d’entraînement quotidiennes. Le terrain montagneux nous fournit des parcours difficiles et nous permet de longues sorties. On pourra également faire des tests physiques sur les ascensions. Et les coureurs auront deux semaines pour apprendre à se connaître avant la saison 2016. Car bien que le noyau de notre équipe reste inchangé, avec Alberto Contador et Peter Sagan, nos deux coureurs phares, nous avons eu de nouvelles signatures et des coureurs sont partis. C’est donc important pour nous de commencer à construire lors de ce stage un groupe de coureurs unis. Et enfin ce stage sera la meilleure occasion pour Ivan Basso et Ján Valach, respectivement coordinateur technique et directeur sportif, de débuter dans leurs nouveaux rôles". 

Pendant le stage sera dévoilé le maillot que porteront les 27 coureurs lors de leurs entraînements en 2016. Le maillot officiel pour les compétitions sera révélé fin décembre. Ivan a lui déjà préparé son survêtement et sa sacoche, prêt à se lancer dans sa seconde carrière avec cette même méticulosité qui le caractérisait lorsqu’il était en activité. 

 

 

 

 

FORZA IVAN !!!!!


02/12/2015
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Ivan : "L'affection des gens c'est mon don le plus précieux"

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Ivan c’est l’homme aux plusieurs vies. De l’ivresse de la victoire à la sombre période de suspension, en passant par le choc de la maladie, à l’aube de ses trente-huit ans notre Champion est déjà passé par tant d’émotion. Et le voilà aujourd’hui prêt à entamer une autre vie, celle d’un dirigeant de la Tinkoff, où il occupera le poste de coordinateur technique. Car plus que jamais le cyclisme reste sa grande passion, son grand amour. Après un premier stage avec son équipe en Croatie, Ivan va profiter du mois de novembre pour étudier et apprendre, afin d’être le plus à l’aise possibile dans son nouveau rôle et de pouvoir s’investir au mieux. Puis après la théorie, en décembre il retrouvera la pratique, à l’occasion d’un nouveau stage, qui se déroulera comme l’an passé à Gran Canaria en Espagne. 

Retrouvez l’interview d’Ivan par Francesca Monzone du journal italien Il Messaggero.

 

 

- Ivan, il y a quelques jours vous avez dit : je descends de vélo mais je ne quitte pas le cyclisme qui est ma vie. Que ferez-vous désormais ?

J’aurais un rôle de dirigeant dans mon équipe de la Tinkoff, je serai le coordinateur technique. 

 

 

- Expliquez-nous un peu plus en détail quel sera votre rôle. 

J’ai couru en vélo pendant 32 ans et mon expérience se transformera en aide pour les techniciens et les coureurs car je serai le lien entre eux. Dans une équipe il y a les athlètes qui courent mais derrière il y a tout un staff sans lequel une équipe n’existerait pas et moi je serai en voiture pour suivre les garçons. C’est un rôle fondamental et je remercie Oleg Tinkov pour cette opportunité car pour moi c’est un nouveau début de carrière dans le cyclisme.

 

 

- Que vous reste-t-il au terme de votre carrière ?

L’affection des gens : ça personne ne peut te l’enlever et ça vaut toutes les victoires. La chaleur du public je la sens encore et c’est le don le plus précieux.

 

 

- Quel conseil donneriez-vous à un jeune qui veut courir en vélo ?

Ce n’est pas facile de le dire, il ne suffit pas de dire cours en vélo parce que c’est beau ou fantastique. J’aimerais pouvoir faire entrer toute la positivité de ce sport dans le coeur comme quand tu regardes une course. 

 

 

- Parlons des notre, d’Aru et de Nibali. Que pensez-vous d’eux ?

Ce sont deux grands champions et qui ne peuvent pas être comparés car ils sont très différents l’un de l’autre. C’est comme pour deux équipes de football : il y a qui supporte le Milan et qui supporte l’Inter. Aru et Nibali sont les ambassadeurs du cyclisme italien.

 

 

- Mais notre cyclisme ce n’est pas seulement Aru et Nibali, non ?

Absolument pas. Il me vient tout de suite en tête le très bon Elia Viviani, ensuite Trentin, Oss et Malori, mais également les moins de 23 ans comme Consonni, Moscon et Martinello qui a mon avis sont déjà prédestinés et seront nos porte drapeau en démontrant que le mouvement cyclisme italien est sain, avec une Fédération qui travaille bien.

 

 

- Aujourd’hui on continue à associer le cyclisme au dopage. Que pensez-vous de cela ?

Associer le cyclisme au dopage est une erreur. C’est un sport sain, qui lutte depuis des années pour combattre ce problème. Ensuite ce n’est pas vrai que l’on court plus qu’avant, au contraire aujourd’hui il y a plus d’équipes avec beaucoup plus de coureurs qui peuvent se partager la saison. Bien-sûr, il y a eu des problèmes et même de graves problèmes, mais il faut reconnaître la capacité d’avoir travaillé pour restaurer la crédibilité. 

 

 

- Ivan, vous avez été impliqué dans un cas de dopage. Quel est votre vérité ?

Nous sommes en train de parler d’il y a plusieurs années. Je peux dire que ça a été une partie sombre de ma carrière mais j’ai eu la capacité de repartir. C’est indéniablement une tâche indélébile mais je crois que c’est important de voir un athlète dans sa totalité et je pense m’être racheté.

 

 

- Votre expérience avec les enfants d’Inde en 2008, quand vous avez offert des vélos, a été un moyen de repartir ?

L’expérience de l’Inde a fait partie de ces deux sombres années où j’ai entamé un parcours pour recommencer. Ça a été une expérience forte. J’ai ouvert les yeux d’une façon que je ne connaissais pas. Je suis entré dans les écoles et les orphelinats et j’ai vu des choses terribles, qui marquent. La plus belle chose que j’ai fait pour ces enfants, et que je fais encore, c’est de les aider dans les études car à travers la culture ils pourront changer de vie.

 

 

- Cet été vous avez vécu un moment dramatique : la découverte de la tumeur en juillet pendant le Tour de France. Comment avez-vous réagi ?

J’ai bien réagi car j’ai eu de la chance. Les médecins m’ont tout de suite tranquillisé en me disant que c’était une chose très locale, opérable et guérissable. Donc à la mauvaise nouvelle il y a eu une succession de belles nouvelles. Pour ça je me considère une personne chanceuse et dans mon rôle je trouve que ce n’est pas important de raconter la propre expérience avec le cancer mais c’est essentiel d’expliquer l’importance de la prévention et d’aider ceux qui s’occupent de la recherche.

 

 

 

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- Ivan, qualche giorno fa lei ha detto: scendo dalla bicicletta ma non lascio il ciclismo che è la mia vita. Cosa farà ora ?

Avrò un ruolo di regia nella mia squadra la Tinkoff, sarò il coordinatore tecnico. 

 

 

- Ci spieghi un po' più nel dettaglio quale sarà il suo ruolo.

Ho corso in bici per 32 e la mia esperienza si tramuterà in aiuto per tecnici e corridori perché io sarò il loro anello di congiunzione. In una squadra ci sono gli atleti che corrono ma dietro c'è tutto uno staff senza il quale un team non esisterebbe e io sarò in ammiraglia per seguire i ragazzi. Questo è un ruolo fondamentale e ringrazio Oleg Tinkov per questa opportunità perché per me è un nuovo inizio di carriera nel ciclismo.

 

 

- Cosa le rimane al termine della carriera ?

L'affetto della gente: quello non può togliertelo nessuno e vale più di ogni vittoria. Il calore del pubblico lo sento ancora ed è il dono più prezioso.

 

 

- Che consiglio darebbe a un giovane che vuole correre in bici ?

Non è facile dirlo, non basta dire corri in bici perché è bello o fantastico. Mi piacerebbe poter far entrare tutta la positività di questo sport dal cuore come si fa quando guardi una corsa.

 

 

- Parliamo dei nostri, di Aru e di Nibali. Cosa pensa di loro ?

Sono due grandi campioni che non possono essere paragonati perché sono molto diversi tra loro. Sono come due squadre di calcio: c'è chi tifa per il Milan e chi per l'Inter. Aru e Nibali sono gli ambasciatori del ciclismo italiano.

 

 

- Ma il nostro ciclismo non è solo Aru e Nibali, vero ?

Assolutamente no. Mi viene subito in mente il nostro bravissimo Elia Viviani, poi Trentin, Oss e Malori, ma anche gli under 23 come Consonni, Moscon e Martinelli che a mio avviso sono già dei predestinati e saranno i nostri portabandiera a dimostrazione che il movimento ciclistico italiano è sano, con una Federazione che lavora bene.

 

 

- Oggi si continua ad accostare il ciclismo al doping. Cosa pensa di questo ?

Accostare in ciclismo al doping è sbagliato. È uno sport sano, che lotta da anni per combattere questo problema. Poi non è vero che si corre più di prima; al contrario oggi ci sono più squadre con molti più corridori che possono quindi dividersi la stagione. Certo, i problemi ci sono stati e anche gravi, ma bisogna riconoscere la capacità di aver lavorato per riportare la credibilità.

 

 

- Ivan, lei è stato coinvolto in un caso di doping. Qual è la sua verità ?

Stiamo parlando di tanti anni fa. Posso dire che è stata una parte buia della mia carriera ma ho avuto la capacità di ripartire. Indubbiamente è una macchina indelebile ma credo che sia importante vedere un atleta nella sua totalità e penso di essermi riscattato.

 

 

- La sua esperienza con i bambini dell'India nel 2008 quando ha regalato delle biciclette è stato un modo per ripartire ?

L'esperienza dell'India ha fatto parte di quel biennio buio dove ho iniziato un percorso di crescita per ricominciare. È stata un'esperienza forte. Ho aperto gli occhi in un mondo che non conoscevo. Sono entrato in scuole e orfanotrofi e ho visto cose terribili che lasciano il segno. La cosa più bella che ho fatto per quei bimbi e che ancora faccio è di aiutarli nello studio perché attraverso la cultura potranno cambiare vita.

 

 

- Quest'estate ha vissuto un momento drammatico: la scoperta del tumore a luglio durante il Tour de France. Come ha reagito ?

Ho reagito bene perché sono stato fortunato. I medici mi hanno subito tranquillizzato dicendomi che era una forma molto circoscritta, operabile e guaribile. Quindi alla notizia brutta c'è stato un susseguirsi di belle notizie. Per questo mi ritengo una persona fortunata e nel mio ruolo trovo che non sia importante raccontare la propria esperienza con un tumore ma sia determinante spiegare l'importanza della prevenzione e aiutare chi si occupa della ricerca.

 

 

 

 

FORZA IVAN !!!!!


30/10/2015
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De larmes et de sourires

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Poreč, Croatie, premier stage de la Tinkoff, vingt-sept coureurs posent pour la photo de rentrée. Le cliché est ensuite rapidement diffusé par l’équipe sur les réseaux sociaux et l’on se prend alors à chercher Ivan. Ivan, mais où est Ivan ? On zoome sur la photo en quête de reconnaître la bouille de notre Champion, son sourire malicieux, ses yeux pleins de douceur,  que l’on repère habituellement au premier coup d’oeil. Le temps d’une photo notre passion reprend le dessus et on en perd la mémoire. Plus de dix ans que l’on vit chaque année l’excitation de la reprise, le commencement d’une nouvelle et intense saison. Alors nos yeux fixent désespérément la photo pendant quelques minutes, avant de réaliser que notre recherche est vaine, que non Ivan n’est pas dessus et que oui le 5 octobre dernier il a bel et bien mis un terme à sa carrière. Mais on aperçoit très vite une autre photo, celle d’Ivan discutant avec le directeur sportif Steven De Jongh. Il n’est plus en cuissard mais en survêtement, le sourire lui est intact, sans doute même encore plus intense et profond. Le sourire de qui a vu sa vie basculer et entend bien désormais en savourer chaque seconde. Car cet été, à l’heure où le soleil brille de mille feux, Ivan a soudainement vu son ciel s’assombrir. De partir en échappée à la vie qui t’échappe, tel a été le brutal vécu d’Ivan. 

En mail il avait eu le bonheur de participer au triomphe de son capitaine Alberto Contador sur les routes du Giro. Son nouveau rôle d’équipier, Ivan le prenait très à coeur. Mais malgré toute sa bonne volonté son physique ne suivait pas, comme il l’explique au magazine néerlandais Helden : "Avec Alberto on se parlait beaucoup le soir dans la chambre. Je savais ce qu’il endurait avec la pression d’être maillot rose, j’avais connu ça. Mais j’étais frustré car je ne pouvais pas fournir le travail que j’aurais souhaité. Mes valeurs sanguines n’étaient pas bonnes. Et durant les premiers jours du Tour je n’étais toujours pas en forme". Et c’est finalement une chute lors de la cinquième étape, qui arrivait en région Picardie, qui a permis à Ivan de sortir de l’incompréhension dans laquelle il se trouvait depuis des semaines. La chute c’est l’ennemi numéro un des coureurs et Ivan était loin de s’imaginer que celle-ci allait devenir la chute de sa vie, la chute qui a sauvé sa vie : "Au moment de la chute mes testicules ont cogné la selle, j’ai ressenti beaucoup de douleur. J’ai souvent vécu ce genre de chose, mais cette fois-ci je me sentais différent. J’ai compris que quelque chose n’allait pas dans mon corps. Les étapes de jeudi, vendredi et samedi ont été très dures pour moi, mais je renonçais pas".

Au terme de l’effort bestial du contre-la-montre par équipe de dimanche, Ivan a fini par consulter, en se rendant à la clinique mobile du Tour. Le français, Ivan ne le comprend pas très bien, mais il lui aura suffi de regards pour réaliser la gravité de la situation : "Je n’oublierai jamais ces visages inquiets. Après, grâce à notre médecin d’équipe, Peter Moor, on a discuté de l’IRM. Le lendemain c’était la journée de repos à Pau et là j’avais la possibilité de rencontrer l’un des meilleurs urologue en France. Il y avait tellement d’urgence que le médecin m’a dit qu’il m’emmènerait le lendemain à l’hôpital en début de matinée pour passer une IRM. Et là la mauvaise nouvelle est tombée. Idéalement ils voulaient m’opérer immédiatement à Pau, pour voir s’il y avait des métastases et voir comment le mal était agressif dans mon corps. Après cette première petite intervention les bonnes nouvelles sont arrivées : je suis là à temps, le risque que je ne survive pas est de 2 %. Le médecin a également déclaré que la chute a sauvé ma vie, car ainsi le cancer a été mis en évidence". 

Malgré ces paroles rassurantes, le mot cancer reste traumatisant et pour Ivan, après avoir affronté le diagnostique des médecins, il lui a fallu se charger de la lourde tâche de l’annonce à sa famille. Expliquer l’inexplicable, le terrible : "J’ai appelé mon épouse Micaela dans la voiture, à mon retour de l’hôpital. Je voulais avoir des certitudes avant de la prévenir. Je lui ai promis de rentrer le plus vite possible à la maison et d’en parler pleinement avec nos quatre enfants. C’était très émouvant". Mais le plus dur coup de fil de sa vie fut celui passé à son papa. Car triste coïncidence du destin, onze ans auparavant, en plein Tour de France et à Pau, Ivan apprenait que sa maman ne guérirait pas de son cancer et qu’il ne lui restait que quelques mois à vivre. La maladie d’Ivan a donc malheureusement réveillé de biens douloureux souvenirs : "Mon père et moi avons pleuré ensemble. C’était le plus difficile appel téléphonique de ma vie. Il avait peur que je ne m’en sorte pas comme ma mère. Heureusement j’ai pu le rassurer". 

Et puis il y a eu le message à son équipe : "Il y avait ceux qui pleuraient, d’autres étaient silencieux. Personne ne sait à ce moment là trouver les mots justes. Nous nous sommes promis les uns les autres de maintenir un contact quotidien. Et j’ai promis d’être là pour la dernière étape sur les Champs-Élysées. Avec Alberto j’ai eu une conversation émouvante. Je lui ai dit qu’il était assez fort pour gagner. Nous sommes vraiment amis. C’est une personne spéciale". De retour en Italie Ivan a été pris en charge à l’hôpital San Raffaele à Milano, par le professeur Montorsi. L’opération a mené à l’ablation du testicule gauche mais Ivan a évité le pire : "Si cette tumeur agressive est découverte à temps, elle est traitable. Si elle est prise en retard alors c’est fini. Je suis extrêmement reconnaissant envers cette chute, qui a détecté la maladie. Le médecin m’a dit que ces tumeurs sont souvent découvertes par accident. Par exemple après le passage d’une IRM suite à une blessure. Lorsque ça commence vraiment à vous gêner, il est généralement trop tard".

Après ce cauchemardesque mois de juillet, Ivan a peu à peu revu le soleil. Un soleil qui fut à son zénith lorsqu’en septembre il apprenait qu’il n’aurait pas besoin de subir de traitement, l’opération ayant parfaitement réussi. Il restera bien-sûr suivi, mais il peut désormais planifier beaucoup plus sereinement son futur. Et en 2016 c’est donc au sein de la Tinkoff que ce dernier s’écrira, avec un rôle de coordinateur technique. Pour l’aider à faire ses premiers pas dans le staff, Ivan peut compter sur Steven De Jongh, qui a beaucoup d’estime pour lui : "Nous avons une relation spéciale et quand j’ai appris qu’Ivan avait un cancer des testicules j’ai été fort touché. Je suis très émotif, c’est indescriptible ce que j’ai alors ressenti. Je suis deux cents jours par an avec Ivan et Alberto sur la route, je les vois plus que ma famille. J’ai continué le Tour avec la peur qu’Ivan ait des métastases". La peur a petit à petit laissé place à l’espoir et voilà les deux hommes aujourd’hui réuni pour on l’espère une brillante collaboration. Si nos yeux ont vainement cherché Ivan sur la photo de groupe des coureurs 2016, notre coeur a lui compris depuis longtemps que son sourire valait toutes les victoires du monde.

 

 

 

 

FORZA IVAN !!!!!


28/10/2015
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Ivan : "Je veux débuter ma nouvelle carrière avec humilité"

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Diriger et apprendre sont indissociables, disait le président américain Kennedy. Ivan en est plus que jamais l'exemple. Un passé de coureur, un futur de dirigeant, mais cette même envie de travail. Après avoir décidé de quitter le peloton, Ivan entame désormais une nouvelle carrière au sein de la Tinkoff, en tant que coordinateur technique. Il sera le relai entre les coureurs et les directeurs sportifs. Et comme à ses débuts en tant que coureur professionnel il y a dix-sept ans, Ivan a soif d’apprendre. Il ne veut pas rester sur ses acquis de cycliste et il va, en parallèle à sa formation avec la Tinkoff, prendre des cours de directeurs sportifs et rencontrer des grands entraîneurs du sport italien. S’enrichir et encore et toujours, telle est la force d’Ivan. Car notre Champion entend bien refaire parler son intelligence mentale et son intelligence du coeur, deux qualités qui avaient fait de lui un coureur unique et tant apprécié.

À Luca Gialanella de la Gazzetta Dello Sport, Ivan décrit dans le détail ce en quoi va consister sa seconde carrière.  

 
 
- Ivan, émotions nouvelles ?
C'est comme si je redevenais néo professionnel en 1999. Mais les principes qui m'ont fait grandir restent toujours les mêmes : constance, détermination, travail, sacrifice. Je me dis que j'ai été un bon coureur. Oui, j'en étais un, par le passé. Maintenant il y a le présent comme dirigeant. Et un bon dirigeant doit partir de zéro et apprendre à tout faire. J'ai été très surpris par l'histoire de Giovannino Agnelli, qui allait travailler à l'usine sans que personne ne le connaisse, pour apprendre. À présent je commence mon master dans le cyclisme.
 
- Concrètement, que ferez-vous à la Tinkoff ?
Je suis l'homme de confiance pour tout le monde, un compagnon loyal des directeurs sportifs et des entraîneurs. D'Oleg Tinkov à Stefano Feltrin, aux directeurs sportifs - beaucoup ont couru avec moi comme Michaelsen ou De Jongh -  aux coureurs, je pense à Tosatto qui était avec moi déjà à la Fassa Bortolo. Je serai un homme équipe, pour donner et pour apprendre. Coordinateur entre les coureurs et la partie technique. Une personne qui écoute et parle aux coureurs, et les met dans la condition de gérer au mieux les moments critiques, avec réactivité. Je pédalerai avec eux, je testerai le matériel, j'irai faire les reconnaissances des parcours. Et je serai le premier à passer un manteau de pluie ou un bidon de thé chaud en haut d'une montée, s'il y aura besoin.
 
- Quelle préparation êtes-vous en train de suivre ?
Du 9 au 14 novembre je serai à l’UCI à Aigle pour prendre la licence de dirigeant sportif, nécessaire pour travailler dans une équipe WorldTour. Ensuite je ferai trois cours de directeur sportif de la Fédération cycliste. Je veux apprendre à tout faire. Même les très grands dirigeants ont débuté avec humilité. Ce que je suis en train de commencer actuellement est un autre style de vie. Je dois m’enlever le rôle du bon coureur, tous les jours à s’entraîner, et démontrer que je sais transmettre mes qualités aux autres. C’est une année durant laquelle je dois écouter et me faire écouter. Je ne dois pas faire le professeur. J’ai de la chance d’être dans cette équipe où j’ai le consentement de tout le monde, de bas en haut. Et c’est pour cela que je dois être crédible. Chacun d’eux sait la valeur ajoutée que je peux donner. Ils viennent chez moi, ou moi je vais chez eux, et ils doivent savoir où moi je peux les aider. Je ne suis pas un entraîneur, mais au-delà de la technologie ou des email je veux regarder en face les coureurs. Pédaler avec eux, voir leurs grimaces de fatigue. Et si je n’arrive plus à pédaler…alors je prendrai le scooter que j’ai utilisé ces dernières années pour faire du derrière-moto, ainsi ils ne me lâcheront pas. 
 
- Vous avez déjà un programme de travail ? 
J’ai pensé à un chemin de rencontres avec les grands entraîneurs du sport. Je commencerai par Arrigo Sacchi. Une journée avec lui, à parler d’équipe, groupe. Ce que j’ai fait dans le passé personne ne me l’enlèvera, mais désormais c’est le futur qui compte. Apprendre, poser des questions. J’irai chez Francesco Guidolin, un homme de terrain, habitué à travailler dur. Mais également Inzaghi, Montella, Gattuso, Berruto, le philosophe du volley : comprendre comment ils gèrent les ressources humaines. Ce sont des enrichissements personnels, qui restent. Dans l'équipe, durant ces mois, Ricardo (Scheidecker, le directeur général) et De Jongh (le chef des directeurs sportifs) m'ont beaucoup aidé, ils m'ont été très proches. Pour moi c'est un changement important. Avant je faisais la valise et dedans j'y mettais les chaussures, maintenant j'y mets beaucoup de papier. Je mémorise plus si j'écris, ça rentre mieux.
 
 
- Tu n'as pas de regrets ?
Non. J'ai arrêté de moi-même d'être coureur, alors que pourtant j'avais une autre année de contrat. Il n'y en a pas beaucoup qui l'ont fait... Alberto (Contador) est content car il me voit heureux. Il a apprécié mon honnêteté, je n'étais plus en mesure de courir. J'ai eu de la chance, dans le cyclisme. Et ça reste toujours ma vie.
 
 
 
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- Ivan, emozioni nuove ? 
È come se fossi tornato neo-professionista nel 1999. I principi cardine che mi hanno fatto crescere restano sempre gli stessi: costanza, determinazione, lavoro, sacrificio. Io sono stato un buon corridore, mi dico. Sì, sono stato, al passato. Ora c’è il presente da dirigente. E un bravo dirigente deve partire da zero e imparare a fare tutto. Mi ha colpito molto la storia di Giovannino Agnelli, che andò a lavorare in fabbrica senza che nessuno lo conoscesse, per imparare. Adesso comincio il mio master nel ciclismo. 
 
- Che cosa farà concretamente alla Tinkoff ? 
Sarò l’uomo di fiducia per tutti, un compagno leale dei direttori sportivi e degli allenatori. Dalla proprietà, da Oleg Tinkov a Stefano Feltrin, ai direttori sportivi - molti hanno corso con me come Michaelsen o De Jongh - ai corridori, penso a Tosatto che era con me già alla Fassa Bortolo. Sarò un uomo squadra, per dare e per imparare. Coordinatore tra i corridori e la parte tecnica. Una persona che ascolta e parla ai corridori, e li mette nella condizione di gestire al meglio le criticità, con tempismo. Pedalerò con loro, proverò i materiali, andrò a fare le ricognizioni dei percorsi. E sarò il primo a passare una mantellina o una borraccia di the caldo in cima a una salita, se ci sarà bisogno. 
 
- Quale preparazione sta seguendo ?
Dal 9 al 14 novembre sarò all’Uci ad Aigle per prendere la licenza da dirigente sportivo, necessaria per lavorare in una squadra WorldTour. Poi farò i tre corsi da direttore sportivo della Federciclismo. Voglio imparare a fare tutto. Anche i grandissimi dirigenti sono partiti con umiltà. Questo che sto iniziando ora è un altro stile di vita. Devo togliermi i panni di atleta bravo, tutti i giorni ad allenarsi, e dimostrare di saper trasmettere le mie qualità agli altri. È un anno in cui devo ascoltare e farmi ascoltare. Non devo fare il professore. Sono fortunato ad essere in questa squadra dove ho il consenso di tutti, dal basso all’alto. E per questo devo essere credibile. Ognuno di loro sa qual è il valore aggiunto che posso dare. Vengono da me, o vado io a casa loro, e devono sapere dove io posso aiutarli. Io non sono un allenatore, ma al di là della tecnologia o delle email voglio guardare in faccia i corridori. Pedalare con loro, vedere le loro smorfie. E se non ce la farò più a pedalare... Beh, allora prenderò lo scooter che ho usato in questi anni per fare dietro-moto, così non mi staccano. 
 
- Ha già un’agenda di lavoro ? 
Ho pensato a un cammino di aggiornamento incontrando i grandi allenatori dello sport. Comincerò da Arrigo Sacchi. Un giorno con lui, a parlare di squadra, gruppo, team. Ciò che ho fatto in passato nessuno me lo toglierà, ma adesso conta il futuro. Imparare, fare domande. Andrò da Francesco Guidolin, uomo di campo, abituato al lavoro duro. Ma anche Inzaghi, Montella, Gattuso, Berruto il filosofo del volley: capire come gestiscono le risorse umane. Sono arricchimenti personali, che restano. In squadra, in questi mesi, Ricardo (Scheidecker, il direttore generale) e De Jongh (il capo dei d.s.) mi hanno aiutato molto, mi sono stati vicini. Per me è un cambio importante. Prima facevo la valigia e ci mettevo dentro le scarpe, ora ci metto la stampante e un pacco di carte alto così. Io memorizzo di più se scrivo a penna, mi resta dentro meglio. 
 
- Non ha rimpianti ? 
No. Mi sono dimesso io da corridore, pur avendo un altro anno di contratto. Non sono tanti quelli che l’hanno fatto...Alberto (Contador) è contento perché mi vede contento. Ha apprezzato molto la mia onestà, io non ero più in grado di correre. Sono stato fortunato, io, nel ciclismo. E resta sempre la mia vita. 
 
 
 
 
FORZA IVAN !!!!!

27/10/2015
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