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Ivan Basso Daily Blog

"Du vélo à la course à pieds, j'aime l'effort"

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Dimanche c’est le grand jour, Ivan sera à Venise pour son premier marathon. Une course qu’il aborde avec tranquillité. Car point question d’avoir les yeux rivés sur le chronomètre, son unique préoccupation sera de suivre ses sensations. Après une carrière de cycliste où rechercher la meilleure performance aura été un objectif de tous les instants, Ivan veut donc à présent savourer le plaisir de faire du sport pour le bien-être. Mais c’est néanmoins avec la minutie qui le caractérise que notre Champion a préparé l’épreuve, notamment sur ses terres lombardes qu’il affectionne tant et sur lesquelles il a forgé ses succès de coureur cycliste. 

Francesco Caielli, de La Provincia di Varese, a suivi Ivan dans les derniers instants de sa préparation. Voici son interview : 

 

 

- Ivan, dimanche tu affronteras les 42195 mètres du marathon : c’est beaucoup…

Il y a une grande envie d’essayer mais je mets tout de suite les choses au clair. Je n’ai pas d’attentes particulières, je ne veux pas courir avec la pression du temps. Après une vie passée à me confronter avec un chronomètre, j’ai envie de faire du sport pour le plaisir. Mais ce n’est pas dit que dans le futur les choses ne changent pas.

 

 

- C’est-à-dire ?

Dimanche dernier j’ai couru la Deejay Ten, et je suis parti parmi les premiers. Pendant un kilomètres j’ai couru devant, avec les meilleurs : les gens me reconnaissaient et m’encourageaient, et courir à l’avant a réveillé quelque chose à l’intérieur de moi. Je dirais même que ça a ravivé une sensation que je connais et que j’ai ressentie tant de fois. 

 

 

- Pourquoi as-tu décidé de te mettre à courir ?

Je voulais continuer à faire du sport et je voulais le faire de manière différente. Pendant longtemps, quand je courais, le vélo passait avant tout. Pour le vélo j’ai tout sacrifié, et j’ai volé du temps à ma famille. J’ai passé des dimanches entiers en selle, de huit heures du matin jusqu’à quatre heures de l’après-midi. Maintenant ça suffit. 

 

 

- À présent, comment gères-tu les entraînements ?

Si je dois faire un long entraînement mais que ce matin-là il y a un match de foot de Santiago, je vais voir le match. Si je dois sortir faire du fractionné, mais que Micaela me propose d’aller promener, je ne sors pas courir. Je sais que dimanche je paierai un peu ces choses-là, mais j’ai décidé de renoncer à un temps final plus intéressant. Du temps en plus que j’ai cependant dédié à ce que j’avais négligé par le passé. 

 

 

- Si on regarde autour de nous. Journée merveilleuse, température agréable, les chemins du Sacro Monte…

Nous vivons dans un endroit merveilleux, le Varesotto est une pure poésie. Pour qui va en vélo, bien-sûr : ces routes ont été celles de mes entraînements et c’est ici que sont nées mes victoires. Mais également qui court ici n’a que l’embarras du choix, de la piste cyclable qui entourent nos lacs, jusqu’à ces chemins. 

 

 

- Dimanche, quelle sera ta stratégie de course ?

Une seule : les sensations. Je n’ai pas de tableaux d’entraînements, je suis mon propre entraîneur et je me calerai sur ce que me communiquera mon corps. J’ai toujours procédé ainsi durant mes nombreuses années sur lé vélo : je ferai également ainsi dimanche. Et puis, je serai entouré par certains amis qui courront avec moi. Ça aussi c’est une très belle chose, je pense. 

 

 

- Quelles difficultés as-tu trouvées, en passant du vélo à la course à pied ?

Les articulations étaient habituées à des sollicitations différentes, et maintenant elles protestent un peu. Voilà pourquoi vers la fin de la préparation j’ai préféré abaisser un peu le kilométrage pour éviter de me faire mal et de renoncer au marathon.

 

 

- Dis-nous la vérité : le vélo te manque ?

Le vélo fait partie de ma vie depuis que je suis petit et il fera partie de ma vie pour toujours. Alors que j’étais arrêté ici sous la Prima Capella j’ai vu monter quelques cyclistes, et rien que de voir quelqu’un qui pédale me fait battre le coeur. Le vélo c’est ainsi : il entre dans ton coeur, et il ne s’en va plus. 

 

 

- Le futur d’Ivan Basso ?

Le futur s’appelle maintenant Trek-Segafredo. Mais ces derniers mois je me suis documenté, j’ai suivi beaucoup d’autres sports, j’ai beaucoup lu et j’ai appris énormément de choses.

 

 

- Quoi exactement ?

Que les temps ont changé et que maintenant, par rapport à il y a une dizaine d’années, pour atteindre des objectifs il faut travailler encore plus. Même dans le cyclisme, et je ne parle pas de victoires.

 

 

- Et de quoi parles-tu ?

De crédibilité. Nous devons tous y travailler, et en ce sens Zanetti est un précurseur, pour redonner de la crédibilité au monde du cyclisme. Il n’y a que de cette façon que nous pourrons nous présenter devant les investisseurs et construire des projets sérieux et durables.  Nous devons être crédibles. 

 

 

 

 

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- Ivan, domenica ti cimenterai con i 42195 metri della maratona : sono tanti...

C’è molta voglia di provarci, ma metto subito le cose in chiaro. Non ho particolari aspettative, non voglio correre con l’assillo del tempo. Dopo una vita passata a confrontarmi con un cronometro, ho voglia di provare a fare sport, godendomela. Ma non è detto che in futuro le cose non possano cambiare.

 

 

- Cioè ?

Domenica scorsa ho corso la Deejay Ten, e sono partito tra i primi. Per un chilometro ho corso davanti, insieme ai migliori : la gente mi riconosceva e mi incitava, e correre là davanti mi ha acceso qualcosa dentro. Anzi, ha riacceso una sensazione che conosco e ho provato tante volte.

 

 

- Perché hai deciso di metterti a correre ?

Volevo continuare a fare sport e volevo farlo in modo diverso. Per una vita, quando correvo, la bicicletta veniva prima di qualsiasi cosa. Per la bici ho sacrificato ogni cosa e rubato tempo alla mia famiglia. Ho passato delle domeniche intere in sella, dalla mattina alle otto fino alle quattro del pomeriggio. Ora basta.

 

 

- Ora, com’è il tuo rapporto con gli allenamenti ?

Se devo fare un "lungo" ma quella mattina c’è una partita di Santiago, vado a vedere la partita. Se devo uscire a fare delle ripetute, ma Micaela mi propone una passeggiata, non esco a correre. So che domenica queste cose un po’ le pagherò, ma ho deciso di rinunciare a un tempo finale più interessante. Tempo in più che però ho dedicato alle cose che in passato ho trascurato.

 

 

- Guardati attorno. Giornata meravigliosa, temperatura gradevole, i sentieri del Sacro Monte...

Viviamo in un posto meraviglioso, il Varesotto è poesia pura. Per chi va in bici, certo : queste strade sono state il teatro dei miei allenamenti e qui sono nate le mie vittorie. Ma anche chi corre qui ha solo l’imbarazzo della scelta, dalla ciclabile che circonda i nostri laghi fino a questi sentieri.

 

 

- Qual è la strategia di gara, domenica ?

Una sola : sensazioni. Non ho tabelle, io sono il personal trainer di me stesso e mi regolerò in base a quello che mi comunicherà il mio corpo. Ho sempre fatto così, in tanti anni di corse : farò così anche domenica. Poi, sarò circondato da alcuni amici che correranno insieme a me. Anche questa è una bellissima cosa, credo.

 

 

- Quali difficoltà hai trovato, passando dalla bicicletta alla corsa ?

Le articolazioni erano abituate a sollecitazioni diverse, e ora protestano un po’. Ecco perché verso la fine della preparazione ho preferito abbassare un po’ il chilometraggio per evitare di farmi male e rinunciare alla maratona.

 

 

- Dicci la verità: la bici non ti manca ?

La bicicletta ha fatto parte della mia vita da quando ero bambino, e farà parte della mia vita per sempre. Mentre parcheggiavo qui sotto la Prima Cappella ho visto salire alcuni ciclisti, e soltanto vedere qualcuno che pedala mi fa battere il cuore. La bici è così : entra, e non se ne va più.

 

 

- Il futuro di Ivan Basso ?

Il futuro ora si chiama Trek-Segafredo. Ma in questi mesi mi sono documentato, ho seguito tanti altri sport, ho letto tanto e ho imparato moltissime cose.

 

 

- Ovvero ?

Che i tempi sono cambiati e che ora, rispetto a una decina d’anni fa, per raggiungere determinati obiettivi bisogna impegnarsi ancora di più. Anche nel ciclismo, e non parlo di vittorie.

 

 

- E di cosa ?

Di credibilità. Dobbiamo lavorare tutti, e in questo senso Zanetti è un precursore, per restituire credibilità al mondo del ciclismo. Soltanto così, solo in questo modo potremo presentarci dagli investitori e costruire dei progetti seri e duraturi. Credibili, appunto.

 

 

 

 

 

FORZA IVAN !!!!!



21/10/2016
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