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Ivan : "Dans la maladie il faut garder le sourire et rester confiant"

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Ivan a soufflé hier sa 38ème bougie. Un anniversaire à la saveur particulière, après une année difficile, marquée par la découverte de son cancer au testicule en juillet dernier. Les hasards d’une chute, lors de la cinquième étape du Tour de France, lui ont permis de découvrir et prendre à temps la maladie. Opéré quelques jours après le diagnostique, Ivan a eu dans son malheur la chance de voir l’opération réussir, sans qu’il n’ y ait ensuite besoin de suivre un traitement. Notre Champion reste bien-sûr sous surveillance mais il a à présent repris une vie normale et il la croque plus que jamais à pleine dent. Il s’est retiré de la compétition mais le vélo reste au coeur de son quotidien et il s’est même mis à la course à pieds et au tennis. Ivan veut aussi consacrer du temps à la prévention. La maladie il a eu la force de la regarder en face, de lui sourire et de continuer malgré tout à se tenir debout. 

En exclusivité pour la Movember Foundation, une association caritative internationale, née en 2003, qui s'engage à ce que les hommes aient une vie plus heureuse, plus saine et plus longue, Ivan a accepté de revenir sur son cancer et la manière dont il l’a affronté. 

 

 

- Ivan comment as-tu découvert que tu avais un cancer au testicule ?

Je l’ai découvert par hasard. Cette année je suis tombé lors de la 5ème étape du Tour de France et dans la chute j’ai cogné un testicule entre la jambe et la selle. Le coup m’a causé de la douleur. Cette douleur, au lieu de s’en aller, elle augmentait au fil des jours et des heures. Je suis allé voir le médecin par peur d’avoir un problème. Je pensais à une lésion, le médecin qui m’a examiné m’a tout de suite envoyé faire des contrôles et ils ont vu deux tâches. Le lendemain à l’hôpital ils ont tout de suite vu qu’il s’agissait d’une tumeur.

 

 

- Que t’as dit le médecin ?

Le docteur a touché avec les mains et il a immédiatement dit : "c’est une tumeur à enlever tout de suite !". La médecine a fait des pas de géants, la seule aide que tu peux fournir aux médecins (et je dois dire qu’ils ont vraiment été très bons) c’est l’envie de guérir et de garder le sourire en restant confiant. Ils m’ont dit deux choses : en 15 ans, 98 % des personnes guérissent, nous devons faire une IRM mais même si il y a des métastases on peut quand même guérir. En somme, après la constatation du cancer, une série de bonnes nouvelles. Pour moi deux choses ont été importantes : la première c’est la pensée "vouloir guérir". La seconde, chose pour laquelle je me retiens très chanceux, c’est que je n’ai pas connu ce que je trouve le plus intolérable, ne pas savoir et ne pas avoir de réponses aux questions. En trois jours j’ai eu toutes les réponses nécessaires. La tumeur était maligne mais sans métastases. Je me retiens un homme chanceux et je dois essayer de transmettre ma chance avec un message aux autres. Avec la médecine moderne (la prévention et les soins, les contrôles pour un diagnostique  précoce), beaucoup de cancers, même agressifs, peuvent être stoppés, si découverts à temps. Maintenant on peut guérir.

 

 

- Dans ce parcours il y a eu quelque chose d’inattendu ?

Inattendu non, je suis un combattant, je suis ambitieux et j’ambitionne de vivre. Je n’ai jamais eu de doutes ou la peur d’être dans une condition tellement grave au point de ne pas me permettre de continuer de rêver. Dans le traitement des maladies je crois que le monde de la recherche, la médecine, les infirmiers et tout ce système ont comme mission de trouver des solutions pour nous soigner. 

 

 

- Tu t’es senti embarrassé en discutant  de ce problème de santé ?

Je ne me suis pas senti embarrassé, embarrassé tu dois l’être uniquement quand tu fais quelque chose d’embarrassant. Mais pas sur ta propre santé. Avoir un cancer au testicule ne dois pas causer d’embarras, c’est de la santé dont nous parlons. Il y a une forte campagne de sensibilisation et tous avons comme devoir, spécialement pour qui est un personnage publique, d’aider qui ne réussit pas à en parler ouvertement. Il ne faut pas se préoccuper de la honte, mais de la rapidité du diagnostic : un retard peut coûter cher.

 

 

- À présent comment vas-tu ? Comment t’es-tu senti dans ce parcours ? C’est quelque chose à laquelle ont participé la famille, les amis, ou bien tu l’as affronté tout seul ?

Je vais bien à présent, je fais des contrôles trimestrielles et des examens du sang tous les deux mois. Je suis dans une position privilégiée : quand un sportif public reçoit une affection démesurée, beaucoup s’inquiètent. Pour ça j’ai le devoir de véhiculer cet avantage médiatique en ce message important. On ne parle pas des nombreux malades, du sportif connu on en parle. En terme de prévention je ne peux pas expliquer comment se déroule l’auto palpation, ce n’est pas mon métier, mais mon rôle est d’entrer dans le coeur et la tête des personnes pour aller au-delà des barrières. 

 

 

- Il y a des conseils ou des suggestions que tu voudrais donner aux hommes après avoir vécu cette expérience ?

Oui, mon conseil c’est de ne pas avoir peur d’affronter le thème et d’en parler. Si tu as une difficulté, il y a certainement quelqu’un qui t’écoute et qui peut t’aider. Si tu n’as pas peur d’en parler avec ta compagne, la maman, le collègue, l’équipier…cette personne t’aidera sûrement. Tout seul on ne va nulle part.

 

 

- Cette expérience a changé la façon dont tu affrontes ta santé ?

J’ai toujours pris beaucoup soin de mon corps, je ne changerai pas mon comportement. Je mène une vie d’athlète et je continuerai à le faire.

 

 

- Si tu en avais la possibilité, quel serait le conseil que tu donnerais à quelqu’un de plus jeune ?

Je me suis beaucoup amélioré suite aux erreurs et je suis une personne heureuse. Dans le parcours de croissance si tu améliores une chose tu en rates une autre, si tu es capable de te faire aider et surmonter des situations délicates tu deviens plus fort. J’ai aimé mes 38 premières années et je les revivrais à nouveau. 

 

 

- Tu arrives souvent à fréquenter tes amis ? Entre amis vous parler de sujets aussi complexes ? 

J’ai de nombreux amis, chaque personne à une chose à raconter, ils m’ont fait devenir un homme meilleur. Avec le travail que j’ai fait j’ai vécu tant de hauts et de bas et j’ai été en étroit contact avec mes compagnons d’équipe et de chambre. J’ai vécu des moments de grande euphorie et de grande difficulté. Tu dois être capable de compenser, tu dois te faire aider si tu veux maintenir un équilibre. Et c’est ainsi que je me suis habitué à parler de mes sentiments. 

 

 

- Tu n’a jamais laissé pousser une moustache ? Quel serait ton style préféré ?

Non je ne l’ai jamais fait, en tant que coureur cycliste la moustache gène. Mais maintenant que je ne cours plus je ne l’exclus pas.

 

 

 

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- Ivan come hai scoperto di avere un tumore testicolare ? 

Ho scoperto di avere un tumore per una casualità; quest’anno sono caduto alla 5a tappa del Tour de France e nella caduta ho picchiato un testicolo tra la gamba e la sella. La botta mi ha causato dolore. Questo dolore, anziché andarsene, con le ore e i giorni aumentava. Sono andato a vedere il medico per paura di avere un problema. Pensavo a una lesione, il medico che mi ha visitato, mi ha subito mandato a fare dei controlli e hanno visto due macchie. Il giorno dopo in ospedale hanno subito visto che si trattava di un tumore. 

 

 

- Come è stato parlare con il medico ? 

Il dottore ha toccato con le mani la parte e Il messaggio immediato è stato: "questo è un tumore da togliere subito !" La medicina ha fatto passi da gigante, l’unico aiuto che puoi fornire ai medici (e devo dire che sono stati veramente bravissimi) è la voglia di guarire e di mantenere il sorriso rimanendo fiducioso. I messaggi che mi hanno dato sono stati: in 15 anni il 98% delle persone guarisce, dobbiamo fare una TAC ma anche se ci fossero metastasi si può guarire comunque. Insomma, dopo la constatazione del tumore, una serie di buone notizie.  Per me sono state importanti due cose : la prima è il pensiero "voglio guarire". La seconda, cosa di cui mi reputo molto fortunato, è che non ho sperimentato la cosa che trovo più intollerabile ovvero l’attesa di non sapere e non avere risposte alle domande. In tre giorni ho avuto tutte le risposte necessarie. Il tumore era maligno e non in metastasi. Mi ritengo un uomo fortunato e devo cercare di trasmettere questa mia fortuna con un messaggio ad altri. Con la medicina moderna (la prevenzione e la cura, i controlli per una diagnosi precoce) molti tumori, anche aggressivi, si possono fermare, se scoperti in tempi giusti. Ora si può guarire. 

 

 

- In questo percorso c’è stato qualcosa di inatteso o inaspettato ? 

Inatteso no, sono un lottatore, sono ambizioso e ambisco vivere. Non ho mai avuto dubbi o paura di essere in una condizione talmente grave da non permettermi di continuare a sognare. Nella cura delle malattie credo che al mondo la ricerca, la medicina, i medici, gli infermieri e tutto questo sistema abbia come missione trovare soluzioni per curarci. 

 

 

- Ti sei sentito imbarazzato nel discutere di questi problemi di salute ?

Non mi sono sentito imbarazzato, imbarazzato devi esserlo solo quando fai qualcosa che porta imbarazzo, Non della propria salute. Avere un tumore al testicolo non deve causare imbarazzo, è la salute di cui parliamo. C’è una forte campagna di sensibilizzazione e tutti abbiamo come dovere, specialmente per chi come me è un personaggio pubblico, di aiutare chi non riesce a parlarne apertamente. Non bisogna preoccuparsi della vergogna, ma della tempistica di diagnosi; un ritardo potrebbe costare caro. 

 

 

- Adesso come stai ? Come ti sei sentito in questo percorso ? E’ qualcosa a cui hanno partecipato la famiglia e gli amici, oppure l’hai affrontato tutto da solo ? 

Adesso sto bene, faccio controlli trimestrali ed esami del sangue ogni due mesi. Sono in una posizione privilegiata: quando uno sportivo pubblico riceve un affetto smisurato, in molti si preoccupano. Per questo ho il dovere di veicolare questo vantaggio mediatico in questo messaggio importante. Non si parla di tanti che si sono ammalati, dello sportivo conosciuto se ne parla. In termini di prevenzione non posso spiegare com’ è l’autopalpazione, non è il mio mestiere, ma il mio modo è quello di entrare nel cuore e nella testa delle persone per andare oltre la barriera. Nello sport il timore e lo stress aumentano la prestazione. 

 

 

- C’è qualche consiglio o suggerimento che vorresti dare agli uomini dopo aver vissuto questa esperienza ? 

Sì, il mio consiglio è di non avere paura di affrontare un tema del genere e parlarne. Se hai una difficoltà, sicuramente c’è qualcuno che ti ascolta e ti può aiutare. Se non hai paura di parlarne con la tua ragazza, con la mamma, il collega, il compagno di squadra..., sicuramente quella persona ti aiuterà. Da soli non si va da nessuna parte. 

 

 

- Questa esperienza ha cambiato il modo in cui affronti la tua salute ? 

Ho sempre preso molta cura del mio corpo, non cambierà il mio atteggiamento. Viviamo una vita da atleti e continuerò a farlo. 

 

 

- Se ne avessi la possibilità, quale sarebbe il consiglio che daresti uno più giovane ? 

Sono migliorato molto dagli errori e sono una persone felice. Nel percorso di crescita se migliori una cosa ne sbagli un’altra, se sei capace di farti aiutare e superare delle situazioni diventi più forte. Mi sono piaciuti i miei primi trentotto anni e li rivivrei di nuovo. 

 

 

- Quanto spesso riesci a frequentare i tuoi amici ? Fra amici parlate di argomenti così grossi e complessi ? 

Ho tanti amici, ogni persona ha una cosa da raccontare, mi hanno fatto diventare un uomo migliore. Con il lavoro che ho svolto ho vissuto tanti alti e bassi e sono stato a stretto contatto con i miei compagni di squadra e compagni di camera. Ho vissuto momenti di grande euforia e di grande difficoltà; devi essere capace di compensare, devi farti aiutare parecchio se vuoi mantenere un equilibrio. In questo modo mi sono abituato a parlare dei miei sentimenti. 

 

 

- Hai mai fatto crescere un Baffo, quale sarebbe il tuo stile preferito ? 

Non l’ho mai fatto crescere, da corridore ciclista il baffo da fastidio. Ma adesso che non corro più non lo escludo. 

 

 

 

 

FORZA IVAN !!!!!



27/11/2015
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