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Ivan : "J'avais envie de m'occuper des jeunes"

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Optimisme, travail, ambition, détermination…Pas de doute, l’Ivan version dirigeant est resté fidèle à l’Ivan coureur que nous avons connu. Désormais à la Trek-Segafredo pour veiller à la bonne formation des jeunes, Ivan  met autant de passion dans son nouveau rôle qu’il en mettait lorsqu’il se préparait à un grand Tour. Le site espagnol Arueda l’a rencontré, l’occasion d’évoquer la saison qui arrive. Voici la traduction de l'interview et retrouvez en dessous cette dernière, la vidéo intégrale de l'interview

 

 

- Qu’est-ce que le vélo t’appris de meilleur et de pire durant ta carrière ?

C’est difficile d’expliquer trente-trois ans de vélo en une réponse. En fin de compte je crois que le vélo m’a donné beaucoup plus de choses positives que négatives. Le vélo est non seulement un outil de compétition, mais c’est également un outil éducatif, c’est la santé, c’est thérapeutique. Il est sourire.

 

 

- Après avoir eu ta maladie, ce côté du vélo t’es apparu encore plus clair ? 

Bien-sûr. Je pense que ce message est encore plus clair lorsque l’on est malade. Le vélo te fait te sentir bien, il te donne de l’auto-estime. Au final je pense que le plus important dans le vélo c’est que c’est un élément de santé pour tous. Que ce soit pour les enfants qui vont à l’école, les gens qui vont travailler, ou bien ceux qui l’utilisent pour le sport ou la compétition. 

 

 

- Quel conseil donnerais-tu à Ivan Basso si il devait recommencer sa carrière aujourd’hui ?

Dans la vie on apprend aussi bien des bonnes choses que des erreurs que l’on a faites. Mais en ce moment je veux utiliser tout ce que j’ai appris en vélo pour commencer une nouvelle carrière de dirigeant. Tu ne peux pas revenir en arrière et changer ce que tu as fait il y a vingt ans, ce qui est très intéressant c’est de faire mieux au cours des vingt prochaines années. 

 

 

- Quelle sera ta nouvelle fonction au sein de la Trek-Segafredo ? Qu’est-ce qui t’a motivé à être proche des jeunes ?

C’est très simple. J’ai arrêté de courir et j’aurais pu prendre une année sabbatique pour réfléchir à ce que j’allais faire. Mais j’ai passé un an à tout faire pour savoir ce que je voulais faire. C’est une décision très personnelle, mais je voulais vivre une année très intense, avec beaucoup de travail, et faire de tout. J’ai testé tout les rôles d’une équipe. Avoir une vision large sera je pense la clé pour réussir dans le futur. Et pour répondre à ta question, je crois que l’année dernière je me suis rendu compte que là où je pouvais apporter le plus de choses, c’était dans le secteur de la jeunesse. Et la Trek-Segafredo a justement un projet sur le long terme pour essayer de former les jeunes, année après année. Nous suivons un grand nombre de coureurs, on a un vivier de cyclistes en Italie et en Europe. Et puis je me rendrai également sur les courses pour représenter nos sponsors et j’irai à la rencontre du public, ce que j’avais moins le temps de faire lorsque j’étais coureur. 

 

 

- Comment voit-on la course lorsque l’on ne pédale pas ?

La meilleure technique c’est de ne jamais penser à  "je fais". C’est la pire chose que tu puisses faire en tant que directeur sportif. Tu dois regarder la course du haut de l’expérience que tu as, mais jamais personnellement. Chacun possède ses propres caractéristiques et doit tous les jours essayer de s’améliorer. Et le directeur sportif doit veiller à cela. 

 

 

- Toi qui a accompagné Alberto Contador au cours des dernières saisons, ne penses-tu pas qu’il n’a pas eu une équipe suffisamment puissante à ses côtés pour atteindre ses objectifs ? Ce nouveau projet peut-il lui permettre d’arriver là où il le souhaite ?

Tout d’abord, nous parlons du coureur qui a le plus de victoires sur les grands Tours. C’est un coureur qui lutte juste avec lui-même, pour dépasser son propre record. Deuxièmement, je crois que lorsque que quelqu’un ne gagne pas cela peut être dû à de multiples raisons. Ce qui est certain c’est qu’Alberto n’a pas démérité. Et contre ce qui a été la plupart du temps de la malchance. Ensuite, on ne peut pas être critique envers l’équipe qui lui a amené des victoires. Il est clair qu’il est en train de se préparer pour gagner cette saison.

 

 

- Tu crois que l’équipe est au niveau de la Movistar et de Sky ?

Clairement oui. Nous sommes maintenant dans une phase très importante, celle du début, et où l’équipe est très forte et très motivée. C’est une équipe qui veut faire un saut de qualité important par rapport à la saison dernière. Et nous avons bon espoir. L’espoir, non pas de bien faire les choses, mais l’espoir de faire mieux que les autres. 

 

 

- Penses-tu qu’Alberto va changer son calendrier cette année ?

Non. Nous ne devons pas oublier qu’il y a un an seulement il remportait le Tour d’Italie. La Vuelta a été gagnée par celui qui la méritait (Quintana), mais Alberto a fait une Vuelta qui mérite le respect. Et je ne pense pas que la raison pour laquelle il n’a pas gagné le Tour de France soit due au fait qu’il avait un mauvais programme. La raison c’est qu’il a été malchanceux. Mais c’est simplement mon avis et je ne cherche à convaincre personne. Je parle de mon point de vue. 

 

 

- Récemment, nous avons vu des mots très durs d’Oleg Tinkov envers Alberto. Qu’en penses-tu ?

Tout d’abord, j’ai un grand respect pour Oleg par rapport à tout ce qu’il a fait pour moi, et c’est une amitié qui remonte à 2007. Mais être mon ami ou le propriétaire de l’équipe ne veut pas dire que nous partageons toujours les mêmes opinions. Et je le répète : je pense qu’Alberto doit décider lui-même quand s’arrêter. Et d’autre part, avoir un coureur obsédé par la victoire….j’aimerais que tous les 70 jeunes que nous suivons aient la même obsession que lui. L’obsession ce n’est pas la folie. L’obsession ce n’est pas de faire les meilleures choses, c’est de faire les choses mieux que les autres. C’est une règle très simple. Enfin, je ne crois pas que quelqu’un doit avoir raison ou pas. Tout le monde à son opinion, et j’ai la mienne. Et je te le dis : j’ai une très forte amitié avec Alberto, mais je suis aussi très critique. Un ami doit aussi savoir dire la vérité. Mais là je pense sincèrement qu’Alberto peut encore faire de grandes choses. 

 

 

- Pour conclure. Nous verrons un jour Ivan Basso président d’une équipe ?

C’est comme si tu demandais à Ivan Basso en 1998 si un jour il viendrait à gagner le Tour d’Italie. Je dirais la même chose : j’espère que oui.

 

 


 

 

 

 

 

 

FORZA IVAN !!!!!

 



21/01/2017
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