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Ivan : "Le vélo c'est ma vie"

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Ce week-end Ivan était à Londres pour participer à la sortie vélo "Ride Like A Pro" (cours avec un pro), organisée par le sponsor Saxo Bank. Un moment de détente pour notre Champion, qui a retrouvé l’immense bonheur d’être en vélo. Depuis le 17 août dernier Ivan a en effet eu l’autorisation de recommencer à pédaler. Après l’opération de sa tumeur il va bien, mais il doit néanmoins attendre les résultats des examens, qu’il passera le premier septembre, pour savoir s’il est en bonne voie de guérison totale. Des semaines à venir qui s’annoncent donc importantes et où Ivan décidera de son futur. Pour l’heure il veut savourer le simple fait d’avoir renoué avec son jeu préféré, comme il aime si bien dire quand il parle de son sport. 

Lors de son passage en Angleterre, Ivan s’est confié au site internet Rouleur. Voici son interview par Timothy John.

 

- Ivan, en vous voyant un mot me vient à l’esprit : heureux. Vous avez retrouvé le sourire, vous êtes détendu. Durant cette difficile période vous avez aussi été très entouré, jusqu’à Lance Armstrong qui vous a proposé un traitement aux États-Unis si ça n’allait pas en Italie. 

Honnêtement je ne me suis jamais senti seul. Je me suis senti soutenu à travers des messages privés, des messages Twitter, par toute l’équipe sur le Tour de France, et jusqu’au gens que je rencontrais en sortant de chez moi. Partout. 

 

- Qu’avez-vous ressenti au moment de votre opération ?

L’opération était tôt le matin. À dix heures du soir, je me suis retrouvé seul dans la chambre d’hôpital. Ce fut le moment où je me suis dit : "Putain, mec". Mais je n’ai jamais eu peur. D’abord parce que j’étais bien informé. Je pensais : "Nous avons un bon docteur, un bon traitement, tout est bon. Je dois être optimiste et sourire et ça ira". 

 

- Vous avez roulé ce week-end à Londres avec des personnes de Saxo Bank qui participent à "Ride Like A Pro" (cours comme un pro). Reviendrez-vous à la compétition ?

Ce serait stupide de parler de compétition ou d’un retour avant d’avoir passer le premier contrôle crucial le 1er septembre. Mais je suis extrêmement heureux d’être à nouveau sur le vélo. C’est une chose de faire une sortie comme ici à Londres, amusante, tu te lèves de ta selle, tu parles, tu t’arrêtes. Et c’en est une autre d’être en course comme à la Vuelta, où la position est extrême, on est à fond. Pour ma part c’est vraiment important d’être sur le vélo. Quand tu es sur le vélo tu te sens plus heureux, tu te sens plus fort dans ta tête, mais c’est trop tôt pour parler de course.

 

- Cette année vous avez rejoint la Tinkoff-Saxo, pour devenir le super équipier d’Alberto Contador. Vous avez une forte relation personnelle avec lui. Que pouvez-vous nous dire sur Alberto ?

Je ne parle jamais d’Alberto, que ce soit de choses passées ou futures. Mais ce que je peux dire c’est que quand il se lève, c’est comme si il oubliait qu’il était Alberto Contador. Il travaille comme un néo-pro. C’est une machine à travailler. Ça fait la différence. Ce n’est pas juste un autre coureur. C’est le plus fort coureur de Grands Tours de son époque. Moi je travaille aussi dur que je peux, je suis tout le temps concentré et si l’équipe est satisfaite alors je suis heureux. Comme je suis content d’être aux côtés d’Alberto Contador. Tout le monde n’a pas la chance de finir sa carrière, non seulement sur la route, mais également dans la chambre, aux côtés d’un champion comme Alberto.  

 

- Vous êtes sensible à la critique ?

La critique fait partie de notre monde. Mon travail c’est de courir du mieux possible. Pour un journaliste, à la télévision ou ailleurs, le travail est de donner un avis. Ce sont deux métiers différents et tu ne peux pas faire un commentaire sur un commentaire. Je ne me suis jamais senti frustré car je fais mon travail avec coeur.  

 

- Qu’envisagez-vous de faire après votre carrière ?

Le vélo c’est ma vie. Ces derniers temps je m’entraînais dur mais le corps ne répondait pas très bien. Cependant j’ai abondamment emmagasiné d’énergie dans les jambes et cette énergie est maintenant dans ma tête. Et j’ai bien l’intention de rester dans le cyclisme après ma fin de carrière. Je veux prendre du temps pour étudier, essayer de comprendre la culture du sport et apporter quelque chose de la mienne. Je veux faire quelque chose de spécial pour mon jeu préféré. Je ne sais pas encore quoi mais j’ai commencé à l’âge de trois ans : 35 ans passés uniquement sur le vélo. C’est mon jeu, mon sport, mon divertissement, mon travail.

 

- Vous avez aussi déjà un protégé : le jeune italien Davide Formolo, avec qui vous avez couru chez Cannondale. 

Si un jour je suis amené à décider de la liste des coureurs à acheter et à garder dans mon équipe, ce sera le premier nom. En cyclisme, nous avons beaucoup de bons coureurs, mais la différence tu la fais avec des coureurs comme Davide. Il est très fort. Il sait très bien le sacrifice que cela demande. Il sait très bien comment il faut travailler dur. Quand je vais à un stage d’entraînement, je vois très bien qui est un coureur, qui est un compétiteur. C’est très facile à repérer. 

 

 

 

 

FORZA IVAN !!!!!



26/08/2015
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