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Ivan : "L’émotion du Giro est toujours nouvelle et unique"

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L’attente touche à sa fin, demain Ivan et ses coéquipiers de la Tinkoff-Saxo entameront leur Tour d’Italie. Même en n'étant plus leader, Ivan est très attendu par les supporteurs, qui ont apprécié l’humilité qu’il a eu de se mettre au second plan, pour devenir un précieux lieutenant d’Alberto Contador. Et s’il y a bien un endroit qui vibre fortement pour lui, c’est sa bien aimée province de Varese. Dans les mauvais moments comme dans les bons, notre Champion a toujours pu compter sur la forte affection de sa terre natale. Un soutien indéfectible, qu’Ivan souhaite un jour remercier à sa façon : après sa carrière il s’emploiera à réaliser son rêve, celui d’avoir une étape du Giro dans sa ville de Cassano Magnago. Que ce soit en leader, en équipier ou en citoyen, Ivan c’est un peu l’histoire d’un éternel rêveur en rose.

À la veille du contre-la-montre par équipes, Alberto Coriele de La Provincia di Varese a rencontré Ivan. 

 

- Ivan finalement demain ça commence. Pour vous c’est le neuvième Giro, vous avez encore l’enthousiasme d’un jeune ?

L’émotion du Giro est toujours nouvelle et unique, mes habitudes n’ont pas changé au fil des ans, je le prépare toujours avec une grande envie et une grande motivation. Chaque année j’ajoute un morceau d’expérience en plus. 

 

- Et cette année comment allez-vous ?

Je vais bien, naturellement je suis convaincu de pouvoir faire un grand Tour d’Italie. Nous avons fait un beau travail sur le Teide et je suis sûr qu’il paiera. Le travail paie toujours. 

 

- Pour vous il y a quelque chose de nouveau : le rôle.

La préparation ne change pas beaucoup, l’approche à la course sera toujours la même, comme si je courrais pour le gagner moi. Ce qui m’attend, et attend toute l’équipe, est un travail très difficile. C’est très coûteux aussi au niveau mental, donc nous devrons courir chaque jour avec la mentalité gagnante.

 

- Le parcours vous plaît ? Vous avez ciblez quelques étapes en particulier ?

C’est un beau parcours, je ne peux pas le nier, mais je n’ai ciblé aucune étape plus qu’une autre. Au Giro tu ne peux pas te permettre d’avoir une étape qui te plaît le plus, nous nous verrons jour par jour chaque étape. C’est la seule façon de maintenir la bonne concentration. 

 

- Votre équipe, la Tinkoff-Saxo, est la plus forte en course. L’étiquette de favori ne vous pèse pas trop ?

Nous sommes tous des coureurs expérimentés, le pronostique nous importe peu. Nous savons très bien que nous sommes une forte équipe, mais nous voulons l’entendre dire à la fin du Giro et non au début. Alberto sait qu’il est l’un des favoris, mais c’est un leader et il ne prête pas beaucoup attention aux critiques ou aux louanges. En effet, nous coureurs sommes très critiques avec nous-mêmes. Quand nous faisons bien ou quand nous faisons mal, nous nous en rendons compte avant même qu’on nous le dise.


- Quels sont les adversaires les plus redoutables pour Contador ?

Nous respectons tous les adversaires, du premier au dernier, tout simplement parce que le cyclisme et surtout au Giro tu ne peux te permettre de sous-évaluer personne. Les concurrents directs à la victoire finale sont ce que nous savons, ceux qui ont marché fort ces derniers mois. Il y a un groupe de coureurs qui a la possibilité de très bien faire, nous nous devrons rester attentifs et essayer de conduire Alberto au mieux sans penser à la gloire personnelle. Car chaque journée cache un danger. 

 

- Il n’y aura pas la possibilité de vous voir à l’attaque sur quelques étapes ?

Je dirais que non, je ne l’ai pas prévu. J’ai un rôle bien défini et mon devoir est celui d’escorter Alberto Contador. Donc la priorité c’est l’équipe, moi je ne suis pas au Giro pour chercher quelques victoires mais pour faire gagner mon équipier.

 

- Dans le peloton il y aura deux autres varesans, Alafaci et Chirico. Quel Giro ce sera pour eux ?

Eugenio Alafaci je le connais depuis plusieurs années, un coureur et un garçon extrêmement intelligent. Il aime son travail, et de la manière dont il a orienté sa carrière je suis convaincu qu’il récoltera de grandes satisfactions, aussi bien personnelles, que d’équipe. C’est un coureur qui est en mesure de tout donner pour l’équipe, nous l’avons déjà vu, mais qui a un grand talent et il pourra s’offrir énormément de satisfactions durant sa carrière.

 

- Et Chirico ?

Luca je le connais moins, mais en ce moment nous sommes dans le même hôtel. Nous nous sommes rencontrés et salués mercredi soir. C’est un garçon qui transmet de la sympathie, et lui aussi comme Eugenio a une grande passion pour ce sport, il a une envie folle de participer à ce Giro, et je crois que c’est la bonne approche qu’il doit avoir ici et dans la vie. 

 

- Toujours en parlant de Varese, le 28 mais vous passerez sur ces routes. Quelle sensation c’est ?

Bien-sûr très belle, l’an passé également nous avons transité par Busto. Passer dans notre coin c’est toujours beau, et je voudrais vous confier un rêve que j’ai depuis longtemps.

 

- Je vous en prie.

Mon rêve c’est celui d’amener le Tour d’Italie dans ma ville, Cassano Magnago. J’en ai parlé plusieurs fois avec le maire Poliseno, qui avant était l’assesseur au sport. Nous essaierons dans le futur de travailler à ce projet, car le Tour d’Italie est un évènement national, avant même d’être sportif. Donc ce sera une de mes missions futures : amener le Giro chez moi, à Cassano Magnago. 

 

- Chaque année des millions de personnes affluent sur les routes d’Italie pour vous voir passer. Qu’a de spécial le cyclisme ?

Quand on y pense, le Giro est un évènement particulier, durant lequel chacun ouvre la porte de sa maison et a le spectacle là devant lui. C’est une chose incroyable, c’est comme si c’était un grand stade avec dedans 15 millions de personnes, ce qui est plus ou moins ce qui afflue sur les routes tous les ans. Seul le cyclisme peut offrir des émotions de ce genre, à un pas de la maison, sans payer le billet.

 

- Vous êtes papa de quatre enfants, comme vivent-ils le Tour d’Italie et l’absence du papa ?

J’ai la chance d’avoir une famille qui me supporte dans tout ce que je fais et dans tous mes choix. Ils savent que le secret c’est de voir le papa qui va en vélo avec le sourire et qui s’amuse. Moi j’aime leur faire vivre ma profession comme quelque chose de beau. C’est un jeu que j’ai la chance de pratiquer jusqu’à 40 ans, et ce n’est pas ainsi pour tout le monde. Mais je les remercie. 

 

- En changeant de sport, votre et notre Varese est rétrogradé. Comment avez-vous vécu cette saison ? 

Ça me déplait énormément, il est évident que pour un varesan comme moi tout ce qui est sport à Varese est sacré. Cela peut arriver qu’il y ait des situations négatives comme la rétrogradation, mais Varese est une ville forte et je suis convaincu qu’elle voudra repartir au plus vite. Quand on perd et qu’on touche le fond, c’est le bon moment pour se relever, et je suis sûr qu’ils trouveront le moyen de le faire.

 

 

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- Ivan, domani finalmente si comincia. Per lei è il nono Giro, ha ancora l’entusiasmo di un ragazzino ?

L’emozione del Giro è sempre nuova ed unica, le mie abitudini non sono cambiate negli anni, lo preparo sempre con grande voglia e grandi stimoli. E ogni anno aggiungo un tassello di esperienza in più. 

 

- E quest’anno come sta ?

Sto bene, naturalmente sono convinto di poter fare un grande Giro d’Italia. Abbiamo fatto un bel lavoro sul Teide e sono sicuro che pagherà. Il lavoro paga sempre. 

 

- Per lei qualcosa di nuovo c’è: il ruolo. 

La preparazione non cambia di molto, l’approccio alla corsa sarà sempre lo stesso, come se corressi per vincere io. È un lavoro molto difficile quello che mi attende, e che attende tutto il team. È dispendioso anche a livello mentale, quindi dovremo correre ogni giorno con la giusta mentalità vincente. 

 

- Il percorso le piace ? Ha mirato qualche tappa in particolare ?

È un bel percorso, non posso negarlo, ma non ho puntato nessuna tappa più di un’altra. Al Giro non puoi permetterti di avere una tappa che ti piace di più, noi guarderemo giorno per giorno ogni singola frazione. È l’unico modo per mantenere la giusta concentrazione. 

 

- La sua squadra, la Tinkoff-Saxo, è la più forte in corsa. Il bollino dei favoriti non vi pesa ?

Siamo tutti corridori navigati, non ci importa molto del pronostico. Sappiamo benissimo di essere una squadra forte, ma vogliamo sentircelo dire alla fine del Giro e non all’inizio. Alberto sa di essere uno dei favoriti, ma è un leader e non presta molto attenzione alle critiche o alle lodi. Anzi, noi corridori siamo molto critici con noi stessi, quando facciamo bene o quando facciamo male, ce ne rendiamo conto ancora prima che ce lo dicano. 

 

- Quali sono gli avversari più temibili per Contador ?

Noi rispettiamo tutti gli avversari, dal primo all’ultimo, semplicemente perché nel ciclismo e soprattutto al Giro non puoi permetterti di sottovalutare nessuno. Poi i concorrenti diretti alla vittoria finale sono quelli che sappiamo, quelli che sono andati forte nell’ultimo periodo. C’è un gruppo di atleti che ha la possibilità di fare molto bene, noi dovremo stare attenti e cercare di guidare Alberto al meglio senza pensare alla gloria personale. Perché ogni giornata nasconde un pericolo. 

 

- Ecco, non ci sarà la possibilità di vederla all’attacco in qualche tappa ? 

Direi di no, non l’ho messo in programma. Ho un ruolo ben definito ed il mio compito è quello di scortare Alberto Contador. Quindi la priorità è la squadra, io non sono al Giro per cercare qualche vittoria ma per far vincere il mio compagno. 

 

- In gruppo ci saranno altri due varesini, Alafaci e Chirico. Che Giro sarà per loro ?

Eugenio Alafaci lo conosco da più tempo, un corridore ed un ragazzo estremamente intelligente. Ama il suo lavoro, e per come ha impostato la sua carriera sono convinto che raccoglierà grandi soddisfazioni, sia personali che di squadra. È un atleta che è in grado di dare tutto per il team, lo abbiamo già visto, ma che ha un grande talento e che potrà regalarsi tantissime soddisfazioni in carriera. 

 

- E Chirico ? 

Luca lo conosco meno, però in questo giorni siamo nello stesso albergo. Ci siamo incontrati e salutati mercoledì sera. Però è un ragazzo che trasmette simpatia, anche lui come Eugenio ha grande passione per questo sport, ha una voglia matta di partecipare a questo Giro, e credo che questo sia l’approccio giusto che deve avere qui e nella vita. 

 

- Sempre parlando di Varese, il 28 maggio passerete per queste strade. Che sensazione è ? 

Sicuramente bella, anche lo scorso anno siamo transitati per Busto. Passare dalle nostre parti è sempre bello, e a dirla tutta vorrei confidarvi un sogno che ho da tempo. 

 

- Prego. 

Il mio sogno è quello di portare il Giro d’Italia nel mio paese, Cassano Magnago. Ne ho parlato più volte con il sindaco Poliseno, che prima era assessore allo sport. Cercheremo in futuro di lavorare a questo progetto, perché il Giro d’Italia è un evento nazionale ancor prima che sportivo. Quindi questa sarà una delle mie missioni in futuro : portare il Giro a casa mia, Cassano Magnago. 

 

- Ogni anno, milioni di persone affollano le strade d’Italia per vedervi passare. Cos’ha di speciale il ciclismo ? 

Se ci pensate, il Giro è un evento particolare, in cui ognuno apre la porta di casa e ha lo spettacolo lì davanti. È una cosa incredibile, è come se ci fosse un grande stadio con dentro 15 milioni di persone, che sono più o meno quelle che affollano le strade ogni anno. Solo il ciclismo può regalare emozioni del genere, ad un passo da casa, senza pagare il biglietto. 

 

- Lei è padre di quattro figli, come vivono loro il Giro d’Italia e l’assenza del papà ?

Ho la fortuna di avere una famiglia che mi supporta in ogni cosa ed in ogni scelta. Sanno che il segreto è vedere il papà che va in bicicletta con il sorriso e si diverte, a me piace far vivere a loro la mia professione come qualcosa di bello. È un gioco che ho la fortuna di praticare fino a 40 anni, e non è così per tutti. Però li ringrazio. 

 

- Cambiando sport, il suo e il nostro Varese è retrocesso. Come ha vissuto questa stagione ?

Mi spiace tantissimo, è ovvio che per un varesino doc come me tutto ciò che è sport a Varese è sacro. Può capitare che ci siano delle situazioni negative come la retrocessione, però sono consapevole che Varese è una città forte e sono convinto che vorrà ripartire al più presto. Quando si perde e si arriva sul fondo, è il momento giusto per rialzarsi, e sono sicuro che troveranno il modo per farlo. 

 

 

 

 

FORZA IVAN !!!!!



08/05/2015
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