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Ivan Basso Daily Blog

Passionnément Giro

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D’Apeldoorn en Hollande à Torino, la fièvre rose va, à partir de vendredi et pour trois semaines, s’emparer de la planète cyclisme. Le Tour d’Italie a marqué la carrière d’Ivan, puisqu’il a eu à deux reprises l’honneur d’embrasser le trofeo senza fine. La première victoire, dont ce sera les dix ans le 28 mai prochain, c’était en 2006. La deuxième a été célébrée en 2010 dans la magnifique arène de Verona et au terme d’une splendide course. Cette année changement de décor, c’est depuis la télévision que notre Champion, désormais dirigeant, suivra l’épreuve. Ivan ne pédale plus mais son émotion rose est toujours aussi forte, comme il l’a expliqué ce soir au micro de Carlo Gugliotta, lors de l’émission Ultimo Chilometro sur ElleRadio : "Le Tour d’Italie ne me manque pas, car le Giro on ne le vit pas seulement en le disputant en tant que coureur. En Italie c’est une fête nationale. J’ai eu l’honneur de le courir, j’ai aussi eu la chance de réaliser le rêve de le gagner, de porter le maillot rose, puis de le regagner. Mon lien sportif avec le Giro s’est terminé mais je vis le Giro et je le vivrai toujours et comme tous les italiens il fait partie de mon quotidien. Je ne serais pas présent sur le Giro, mais je viendrai le dernier week-end à Torino". 

Et bien-sûr il aura un oeil plus particulièrement attentif sur son équipe Tinkoff, tenante du titre avec Alberto Contador, qui aura cette fois-ci en chef de file Rafal Majka, épaulé par de solides équipiers, comme le très expérimenté Matteo Tosatto ou encore le grimpeur Jesus Hernandez. Ivan croit fortement en les possibilités de Rafal : "Cette année nous avons un coureur, Rafal Majka, qui a des ambitions de podium. Il a déjà fait cinquième du Giro, l’an passé il a terminé troisième de la Vuelta. C’est un coureur qui a tout pour être parmi les meilleurs coureurs du monde. Il a tout pour bien faire. Et avec ses équipiers il essaiera justement de lutter jour après jour et de rester toujours à l’avant avec les meilleurs. Ensuite dans les étapes clés il faut être présent. La première règle c’est d’être toujours présent. La seconde règle c’est que quand tu es présent tu dois essayer de profiter de la situation négative des autres. Il est vrai que d’un point de vue altimétrique les plus grosses difficultés sont concentrées dans la deuxième partie du Giro mais il ne faut pas oublier d’autres éléments comme le vent, que les coureurs trouveront dans la première partie, en Hollande. Le Tour d’Italie tu ne le gagnes pas seulement en montagne et avec les chronos. Il y a des difficultés tous les jours, de la première à la dernière étape. Il y a des donc des étapes aux profils significatifs et qui sont sûrement déterminantes pour le classement. Mais moi je dis à mes coureurs que c’est un Giro où tous les jours on lutte du premier à l’ultime kilomètre, il suffit de peu de choses pour le perdre".  

La formation Tinkoff a connu une belle réussite en ce début de saison, Ivan a lui-même contribué à ces bons résultats, à l’occasion du Tour de Croatie, en amenant ses hommes à la victoire lors du contre-la-montre par équipes. Il tient à souligner l’importance de la notion de groupe : "Notre équipe est leader du classement World Tour. Grâce à notre président, Oleg Tinkov, qui voulait une équipe attractive, qui sache bien marcher sur toutes les courses, nous avons démontré que nous étions compétitifs. Tout le temps ce n’est bien-sûr pas possible, mais sur toutes les épreuves auxquelles nous avons participé, nous avons essayé d’être bon. Cela est aussi grâce à des coureurs comme Alberto Contador et Peter Sagan, des grands champions qui réussissent dans les compétitions importantes à concrétiser le travail de leurs équipiers. En général on obtient des résultats quand on a un excellent travail de la part de tous, staff compris". 

Pour se faire une place au soleil sur le Giro, il va cependant falloir affronter une rude concurrence. L’un des grands favoris de cette édition 2016 c’est Vincenzo Nibali. Depuis sa victoire en 2013 le requin de messine n’était pas revenu sur le Tour d’Italie, privilégiant la Grande Boucle en juillet. Vincenzo et Ivan c’est une longue et belle histoire à la Liquigas. La route des deux hommes s’est séparée en fin d’année 2012 mais une forte estime et amitié est restée. Tout récemment, Vincenzo rendait hommage sur Twitter à son capitaine, comme il aime encore affectueusement l’appeler. Les deux hommes se connaissent si bien et pour Ivan pas de doute, Vincenzo a les moyens de triompher : "Tous les ans, les jours qui précèdent le départ, il y a beaucoup de favoris mais je crois que Vincenzo de part son palmarès, de part ce qu’il a démontré ces dernières années, est évidemment l’homme à battre. Au départ de ce Giro se présentent de très forts coureurs, il y a Alejandro Valverde, Tom Dumoulin, Mikel Landa, Rigoberto Uran, Davide Formolo. Comme chaque année il y a 10-12 prétendants au maillot rose, ou au classement général. Mais Vincenzo a démontré les années passées une solidité, non seulement pour gagner mais aussi pour réitérer ses victoires dans les grandes courses. Il a quelque chose en plus par rapport aux autres. C’est un coureur qui a visé l’objectif Tour d’Italie pour sa première partie de saison et il sait comment on gagne. Son équipe est une formation armée pour gagner les grandes courses. Bien-sûr il a le poids des pronostiques mais ce n’est pas une chose qui effraie Vincenzo". Alors qui connaîtra les joies de la vie en rose ? Réponse le 29 mai. 

 

 

 

 

 

FORZA IVAN !!!!!



03/05/2016
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