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Ivan : "Je ne veux pas mentir aux supporters"

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Prêts pour le grand frisson rose ? À 19h50, (18h50 heure irlandaise) Ivan entamera son Giro, avec la Cannondale, par un contre-la-montre par équipes de 21,7 km dans les rues de Belfast. Le départ de ce chrono semi nocturne sera donné à coté du musée du Titanic et le parcours sera ensuite par endroit techniques mais il comprendra aussi de belles lignes droites. Il devrait donc favoriser les rouleurs. Un premier pointage intermédiaire sera effectué après 6,4 km et un deuxième le sera après 13,8 km. Pour les favoris au maillot rose il s’agira d’un premier test, certains pouvant peut-être déjà y perdre de précieuses secondes. Pour Ivan l’important sera surtout de se rassurer, lui qui pour la première fois ne part pas avec le statut d’un coureur du classement général. Il est désormais à un tournant de sa carrière, le meilleur est derrière lui et notre Champion en a parfaitement conscience. Tout sportif connaît à un moment donné le déclin physique mais comme lui a dit son regretté entraîneur Aldo Sassi, il faut savoir reconnaître ses limites et les accepter. Alors Ivan durant ce Giro va courageusement se battre avec ce corps qui ne suit plus son mental. Un mental qui est lui toujours au sommet, et Ivan le promet, différemment certes, mais il donnera tout pour nous faire vibrer.

Voici son interview à Francesco Caielli, de La Provincia di Varese.

 

-Quelles pensées raisonnent dans votre tête en ce départ ?

Des pensées nouvelles et étranges, jamais éprouvées avant. Particulières et nouvelles et clairement pas agréables. Il faut regarder en face ce qui arrive et les faits : ça ne va pas. La dernière période a été négative, les choses ne se sont pas passées comme je le pensais malgré que pour ce Giro j'avais plus ou moins travaillé comme ceux des années précédentes.

 

- Donc, que faire ?

Donc, le mental doit changer : faire un pas, et comprendre qu'il faut penser autrement. Sinon il y a le risque que la peur de ne plus y arriver et les trop grandes attentes t’écrasent trop.

 

- Sincèrement, quel Giro ce sera pour vous ?

Un Giro où je donnerai tout, comme je l'ai toujours fait. Mais si je disais que je lutterai pour le gagner je me moquerais de mes supporters et de moi-même. J’attaquerai la course, j’essaierai de rester à l’avant et je prendrai ce qui vient. C’est un fait et il ne faut pas le cacher : la barre, malheureusement, s’en va vers le bas.

 

- Vous vous y attendiez ?

C'est un moment qui dans la carrière d'un sportif arrive tôt ou tard : on ne s'y attend jamais car on voudrait le reporter à chaque fois, mais il arrive. J'ai beaucoup travaillé et bien, je croyais que des réponses seraient arrivées mais elles sont restées seulement dans ma tête. Pendant longtemps j’ai été parmi les coureurs les plus forts du peloton : désormais les plus forts ce sont d’autres coureurs.

 

- À quoi doivent s’attendre vos supporters ?

Attention : si je n’étais pas certain de pouvoir quand même faire quelque chose de bon, je ne serais pas ici au départ de la course. Je courrai avec une sérénité que je n’ai jamais eue, et peut-être d’ici une semaine nous serons là à parler de tout autre chose. Peut-être ces réponses qui ne sont pas arrivées arriveront d’ici quelques jours. Mais pour le moment, la situation est ainsi. Et en prendre acte et un geste de grande maturité, je crois.

 

- Comment est arrivée cette prise de conscience ?

Aldo Sassi m’a enseigné qu’il faut apprendre à reconnaître ses limites et les accepter. Aujourd’hui mes limites sont celles-là et je n’ai pas honte. Je suis fier et orgueilleux des résultats que j’ai obtenus durant ma carrière, et je suis fier aussi de ceux que j’atteindrai. Dans ce Giro et dans tout ce qui viendra après.

 

- Alors, nous vous posons à nouveau la question : quel Giro ce sera ?

C’est la plus belle course du monde : elle le sera également cette année. Avec ses étapes, ses montagnes, son charme, ses acteurs. Et croyez-moi : Ivan Basso fera tout pour trouver le moyen d’écrire son nom cette fois là aussi. D’une façon différente par rapport à d’habitude, peut-être : mais ce n’est pas dit que ce soit moins beau.

 

 

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- Che pensieri ronzano nella testa, in queste ore di vigilia ?

Pensieri nuovi e strani, mai provati prima. Particolari e nuovi, e chiaramente non piacevoli. Bisogna guardare in faccia a quello che succede e ai fatti: non va. L’ultimo periodo è stato negativo, le cose non sono andate come pensavo nonostante io per questo Giro abbia lavorato più e meglio di quelli che l’hanno preceduto.

 

- Quindi, che si fa ?

Quindi, la testa deve cambiare: fare un salto, e capire che bisogna pensare diversamente. Altrimenti c’è il rischio che la paura di non farcela più e le aspettative troppo grandi ti schiaccino.

 

- Sinceramente, e senza troppi giri di parole : che Giro sarà, per Ivan Basso ?

Un Giro in cui darò tutto, come ho sempre fatto: ma se dicessi che lotterò per vincerlo, prenderei in giro i miei tifosi e me stesso. Aggredirò la corsa, proverò a mangiarmela e a stare davanti : e prenderò quello che viene. È un dato di fatto, e non ci si deve nascondere : l’asticella, purtroppo, si sposta verso il basso.

 

- Se l’aspettava ?

Questo è un momento che nella carriera di uno sportivo prima o poi arriva : uno non se lo aspetta mai perché vorrebbe rinviarlo ogni volta, ma arriva. Ho lavorato tanto e bene, credevo che sarebbero arrivate delle risposte che invece sono rimaste solo nella mia testa. Per tanto tempo sono stato tra i corridori più forti del gruppo : ora i può forti sono altri.

 

- Cosa devono aspettarsi i suoi tifosi ?

Attenzione : se non fossi sicuro di poter fare comunque qualcosa di buono, non sarei qui al via della corsa. Correrò con una serenità che non ho mai avuto, e magari tra una settimana siamo qui a parlare di tutt’altro. Magari quelle risposte che non sono arrivate arriveranno tra qualche giorno. Ma al momento, la situazione è questa. E prenderne atto è un gesto di grande maturità, credo.

 

- Come è arrivato a questa presa di coscienza ?

Aldo Sassi mi ha insegnato anche questo. Mi ha insegnato che bisogna imparare a riconoscere i propri limiti e a rispettarli. Oggi i miei limiti sono questi, e non me ne vergogno. Sono fiero e orgoglioso dei risultati che ho raggiunto nella mia carriera, e sono fiero anche di quelli che raggiungerò. In questo Giro, e in tutto quel che arriverà dopo.

 

- Allora, glielo chiediamo di nuovo :che Giro sarà ?

Questa è la corsa più bella del mondo : lo sarà anche quest’anno. Con le sue tappe, le sue montagne, il suo fascino e i suoi protagonisti. E fidatevi: Ivan Basso farà di tutto per trovare il modo di scrivere il suo nome anche questa volta. Un modo diverso rispetto al solito, magari: ma non è detto che sia meno bello.

 

 

 

 

FORZA IVAN !!!!!



09/05/2014
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