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Ivan : "Nibali est en train d'accomplir un chef-d'oeuvre"

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C’était il y a presque deux semaines, le Tour de France débutait, et Ivan faisait l’éloge de son compatriote Vincenzo Nibali. Notre Champion croyait vraiment aux chances de Vincenzo. Il reste encore dix étapes, dont celles de haute-montagne, mais le sicilien est en train de confirmer les espoirs qu’Ivan avait placés en lui. En effet Vincenzo est plus que jamais bien parti pour voir la vie en jaune à Paris. Déjà vainqueur de deux étapes, en Angleterre et à La Planche des Belles Filles, le requin de messine est aussi pour le moment passé à travers les chutes, à l’inverse de ses deux grands adversaires, Christopher Froome et Alberto Contador, qui ont été contraints à l’abandon. Ivan, qui aime tant et connait fort bien les routes du Tour, pour être monté sur le podium à deux reprises en 2004 et 2005, l’assure : "Pour gagner il suffira qu’il continue à faire le Vincenzo Nibali". 

Devant sa télé Ivan ne manquera pas d’encourager Vincenzo. Un supporter spécial qui a répondu aux questions de Ciro Sconamiglio, de la Gazzetta.

 

- Ivan, vous êtes l’amoureux du Tour par excellence.

Oui. C’est l’unique course au monde dans laquelle tout est beau, même le simple fait d’y être. Ensuite, vue en spectateur, c’est un manège qui se déplace à mille à l’heure et qui t’enchante.

 

- Quelle est la chose qui vous a le plus plu jusqu’alors dans le Tour de France de Nibali ?

La victoire de Sheffield et l’étape d’Arenberg. En Angleterre il a magnifiquement saisi l’occasion. Si tu es capable de le faire, cela veut dire que tu es lucide quand les autres sont dans le dur. Sur le pavé, pour moi l’habileté à diriger le vélo est importante mais pas décisive. Il faut une grande force et une grande fraicheur. Quand tu es frais ta tête fonctionne bien, et elle compte autant que les jambes.

 

- Que pensez-vous des duels en montée manqués avec Froome et Contador ? Il aurait été à la hauteur ?

Certainement. Il y aurait eu un grand un nivellement entre eux. Les vrais rencontres directes sont sur les montées du Tour et il n’en n’existe pas d’autres. Les albums d’or des grands tours comptent aussi. Froome avait dominé le dernier Tour. Vincenzo avait effleuré le doublé Giro-Vuelta. De Contador nous savons, ce n’est pas utile d’ajouter autre chose. À La Planche des Belles Filles Vincenzo a été parfait. La première vraie arrivée en montée dans un grand tour sert à mettre au clair les hiérarchies.

 

- Et vous être surpris par ce qu’est en train de faire Vincenzo ?

Oh non. Regardez sa carrière. Une progression constante, pierre après pierre. Le moment crucial a justement été ce podium au Tour en 2012. Si tu arrives dans les trois premiers, tu te convaincs que gagner n’est pas impossible. La différence est grande, mais pas très grande. Lui il lutta contre Wiggins et Froome malgré les 100 kilomètres de chrono.

 

- Que pensez-vous des rivaux auxquels il aura a faire d’ici à Paris ?

Personne ne doit être sous-évalué. Porte n’a jamais lutté pour gagner un grand tour, mais souvent en montée il a été capable de tenir le même rythme que Froome. Les français savent qu’ils ont une occasion et peut-être ils s’inventeront quelque chose. Valverde a marché très fort cette saison et il pourrait se révéler avec la chaleur.

 

- Comment a été et comment est votre relation avec Vincenzo ? On dit que tout n’a pas toujours été sans accroc…

Nous avons sept ans d’écart, nous sommes de deux générations différentes. Et c’est clair que nous avons eu des confrontations, comme sur la façon de s’entraîner, de s’alimenter, pour la gestion de la vie quotidienne du cycliste. Mais je pense que cela a servi à nous enrichir tous les deux. Même si cela n’y parait pas, Vincenzo absorbe tout et sait de quoi faire trésor.

 

- Ivan, nous ne savons pas comment finira le Tour mais Nibali a déjà réussi à endosser le maillot jaune, que vous vous avez poursuivi pendant de nombres années. Que ressentez-vous ?

Le maillot jaune et le Tour resteront deux rêves mais je n’ai pas de regrets, parce que j’ai tout donné. Il faut être réaliste. Je suis heureux pour Vincenzo car c’est un ami, en plus d’être un collègue. C’est un prédestiné et il mérite le succès qu’il a. 

 

- Il manque dix étapes avant la fin, pratiquement la moitié entre les Alpes, les Pyrénées et un long chrono. Quels conseils vous sentez-vous de donner à Nibali ? Il pourrait payer le stress et la responsabilité du maillot jaune ?

Concernant la seconde chose, j’ai lu que Martinelli remarquait que c’était mieux de l’avoir que de ne pas l’avoir. Je suis d’accord avec lui. Pour le reste Vincenzo est un champion. Il a déjà fait beaucoup de podiums dans les grands tours. Il n’a pas besoin de conseils. Il sait très bien ce qu’il doit faire. Il est en train d'accomplir un chef-d’oeuvre. Et pour le finir il suffira qu’il continue à faire le Vincenzo Nibali. Rien d’autres ne sert.

 

 

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- Ivan Lei è l’innamorato del Tour de France per eccellenza. 

Sì. È l’unica corsa al mondo in cui è bello tutto, anche solo esserci. Vista da spettatore, poi, è una giostra che si muove a mille all’ora. E che ti incanta. 

 

- Ivan, che cosa le è piaciuto di più finora del Tour de France di Nibali ?

La vittoria di Sheffield e la tappa di Arenberg. In Inghilterra è stato magnifico a cogliere l’attimo. Se sei capace di farlo, vuol dire che sei lucido quando gli altri sono al gancio. Sul pavé, per me l’abilità di guidare la bici è importante ma non decisiva. Servivano grande forza e grande freschezza. Quando sei fresco ti funziona bene la mente, che conta quanto le gambe.

 

- Dei mancati duelli in salita con Froome e Contador che cosa pensa ? Sarebbe stato all’altezza ?

Sicuramente. Ci sarebbe stato un grande livellamento tra di loro. I precedenti di stagione contano nulla, i veri scontri diretti sono sulle salite del Tour e non ne esistono altri. Mentre contano gli albi d’oro dei grandi giri. Froome aveva dominato l’ultimo Tour. Vincenzo aveva sfiorato la doppietta Giro-Vuelta. Di Contador sappiamo. Non serve aggiungere altro. A La Planche de Belles Filles Vincenzo è stato perfetto. Il primo vero arrivo in salita di un grande giro serve a mettere in chiaro le gerarchie. 

 

- È stupito di quello che sta facendo Vincenzo ?

Oh, no. Guardate la sua carriera. Una crescita costante mattone dopo mattone. Il passaggio cruciale è stato proprio quel podio al Tour. Se arrivi tra i primi 3, ti convinci che vincere non è impossibile. La differenza è grande, ma non grandissima. Lui lottò con Wiggins e Froome nonostante i 100 chilometri a cronometro. 

 

- Dei rivali con cui deve fare i conti da qui a Parigi che cosa dice ?

Nessuno va sottovalutato. Porte non ha mai lottato per vincere un grande giro, ma spesso in salita è stato capace di tenere lo stesso ritmo di Froome. I francesi sanno di avere davanti un’ottima occasione e magari si inventeranno qualcosa. Valverde in questa stagione è andato fortissimo e magari potrebbe venire fuori con il caldo. 

 

- Come sono stati e come sono i rapporti tra lei e Nibali ? Si dice che non sempre sia filato tutto liscio…

Ci sono sette anni di differenza, siamo di due generazioni diverse. Ed è chiaro che i confronti non sono mancati, magari sul modo di allenarsi, di alimentarsi, della gestione della vita quotidiana dell’atleta. Ma penso che siano serviti ad arricchire entrambi. Anche se può non sembrare, Vincenzo assorbe tutto e sa di che cosa fare tesoro. 

 

- Ivan, il Tour non sappiamo come finirà ma Nibali è già riuscito a indossare la maglia gialla che lei ha inseguito per tanti anni. Che cosa prova ?

La maglia gialla e il Tour resteranno due sogni ma non ho rimpianti, perché ho dato tutto. Bisogna essere realisti. Sono felice per Vincenzo perché è un amico, oltre a essere un collega. È un predestinato e merita il successo che ha.

 

- Mancano 10 tappe alla fine, praticamente la metà tra cui Alpi, Pirenei e una lunga crono. Che consigli si sente di dare a Nibali ? Potrebbe pagare lo stress e la responsabilità della maglia gialla ?

Quanto alla seconda cosa, ho letto di Martinelli che notava come la maglia sia meglio averla che non averla. Sono d’accordo con lui. Per il resto, Vincenzo è un campione. Di podi nei grandi giri ne ha già fatti tanti. Non ha bisogno di consigli. Sa benissimo che cosa deve fare. Sta facendo un capolavoro. E per finirlo, sarà sufficiente che continui a fare il Vincenzo Nibali. Non serve altro.

 

 

 

 

FORZA IVAN !!!!!



17/07/2014
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